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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 10 janvier 2017

La santé au Québec et au Canada en 2017 : cinq dossiers à surveiller

Publié le

Le médecin urgentiste Simon-Pierre Landry
Le médecin urgentiste Simon-Pierre Landry   Photo : Radio-Canada / Amarilys Proulx

Les négociations entre médecins et gouvernements provinciaux et fédéral retiendront l'attention en 2017, avec, comme victimes potentielles, les patients. Selon l'omnipraticien Simon-Pierre Landry, si les parties prennent du temps à s'entendre, ce sont les temps d'attente aux urgences et pour les opérations qui augmenteront.

Le chroniqueur souligne cinq éléments que les contribuables feraient bien de surveiller pendant l’année qui vient de commencer.

Le bras de fer entre les provinces et Ottawa sur les transferts fédéraux en santé. Le gouvernement de Justin Trudeau offre d’augmenter ceux-ci de 3 % par année, tandis que les provinces veulent une hausse de 5,5 %. « Le front commun des provinces tiendra-t-il le coup face à un gouvernement apprécié de la population? », se demande Simon-Pierre Landry. Une chose est sûre : le statu quo ne peut qu’augmenter les files d’attente dans les hôpitaux.
Le financement des échographies couvertes par l’assurance. En cabinet comme à l’hôpital, les échographies seront couvertes par l’assurance-maladie au Québec. Dans les cliniques privées, les radiologistes demandent une prime supplémentaire pour couvrir des frais, comme le salaire des employés et les frais de gestion. Sans garantie d’un tel investissement de la part du gouvernement, certains préfèreront fermer boutique pour un temps, estime l’omnipraticien.
La garantie d’un médecin de famille par habitant. Simon-Pierre Landry doute que 85 % des citoyens auront accès à un médecin de famille d’ici un an, contrairement à l’objectif établi par Québec. Le cas échéant, le gouvernement mettra-t-il à exécution sa menace de punir les omnipraticiens qui ne respectent pas les quotas? Ceux-ci décideront-ils alors de quitter le réseau public pour le privé?
Les soins donnés dans les régions. Ce problème se fait sentir d’un océan à l’autre. Le manque de financement force des centres de santé à limiter les heures d’ouverture de leur urgence et pourrait même obliger de petits hôpitaux de campagne à fermer définitivement.
La question controversée des frais accessoires. Le ministre provincial Gaétan Barrette a fait volte-face à ce sujet, mais ça ne règle pas le problème du financement, rappelle le chroniqueur. Ce dernier raconte qu’il a reçu une lettre d’un collègue ayant quitté pour le privé, parce qu’il ne pouvait ni faire payer les patients pour ces frais ni se permettre de les couvrir lui-même.

Le Dr Simon-Pierre Landry a donc un souhait bien précis pour 2017 : « J’aimerais plus de collaboration entre les parties pour que ce soit les patients qui en sortent gagnants! »

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