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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 6 juin 2019

Bien-être au travail : les aires ouvertes n’ont pas que des avantages

Publié le

Des employés travaillent dans une aire ouverte.
Les aires ouvertes au travail ne semblent pas faire l'unanimité auprès des employés.   Photo : iStock

« Selon une étude danoise, qui a été réalisée auprès de 15 000 employés, les gens qui travaillent dans des aires ouvertes prennent jusqu'à 62 % plus de journées de congé de maladie que ceux qui sont dans un bureau fermé », souligne Pier-Luc Turcotte. En faisant un tour d'horizon des différents modes d'organisation du travail, l'ergothérapeute s'est rendu compte que les aires ouvertes au travail ne favorisaient pas nécessairement une hausse des interactions et de la communication entre les employés.

Pier-Luc Turcotte note qu’une étude américaine a été réalisée au sujet des aires ouvertes, dans laquelle deux entreprises de 100 et 200 employés ont fait passer les membres de leur personnel d’un cubicule de travail à une aire ouverte. « On a remarqué que les interactions en personne avaient diminué de 70 %, et que les communications par courriels avaient augmenté de 56 %. Alors, finalement, on n’a pas atteint l’objectif qu’on voulait atteindre », explique l’ergothérapeute.

Celui-ci ajoute que les gens qui travaillent dans une aire ouverte réussissent moins bien un test de mémoire que lorsqu’ils se trouvent dans un bureau fermé. Il n’y a donc pas que des avantages à adopter l’aire ouverte comme mode d’organisation du travail.

Cela dit, il est possible de trouver le meilleur des deux mondes, comme le dit Pier-Luc Turcotte, entre l’aire ouverte et le cubicule. À ce sujet, il souligne le travail effectué par Steve Jobs dans les bureaux de Pixar. « Il a laissé de côté les aires ouvertes, mais il a gardé les bureaux individuels autour d’un espace collaboratif. […] Ce dont il s’est rendu compte, c’est que les employés avaient aussi besoin d’un moment de solitude pour travailler. »

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