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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 25 avril 2019

Gaz à effet de serre : il faut relativiser la part du transport aérien

Publié le

Un avion atterrit à Barcelone, en Espagne.
Le trafic aérien est montré du doigt depuis quelques semaines, car il pollue énormément, disent ses détracteurs.   Photo : iStock

« Est-ce qu'on doit avoir honte de prendre l'avion? [...] Je dirais oui et non. Les chiffres se contredisent totalement sur l'empreinte carbone », affirme Fabien Durif, directeur de l'Observatoire de la consommation responsable de l'École des sciences de la gestion (ESG) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Au moment où naît un mouvement de boycottage contre le transport aérien, il est important, selon lui, de faire le point sur la question de l'empreinte environnementale associée à cette industrie.

« On a des études qui vont dire que d’un côté, l’aviation civile serait la forme de transport qui émet le plus de carbone, [alors que] de l’autre, on va juger que finalement, c’est l’avion qui est le moins polluant », note Fabien Durif.

Actuellement, le seul chiffre sur lequel tout le monde semble être d’accord est 2 %, ce qui représente la proportion des émissions de carbone générées sur la planète par le trafic aérien.

Cette statistique peut sembler élevée, mais il faut relativiser la part du transport aérien parmi les sources d’émissions de gaz à effet de serre, selon Fabien Durif. Ce dernier cite les travaux de son collègue Mehran Ebrahimi, professeur au Département de management et technologie de l'ESG de l’UQAM, qui a comparé les émissions de gaz à effet de serre générées par l’industrie aéronautique à celles produites par le secteur des technologies.

Il appert que si l’aviation civile est responsable de 2 % des émissions de carbone sur la planète, les technologies de l’information sont quant à elles responsables de 4 à 5 % des émissions totales, une statistique qui a de quoi faire réfléchir.

Juste en étant ici, en recevant nos courriels, en allant sur YouTube, c’est une empreinte environnementale qui est extrêmement forte.

Fabien Durif, directeur de l'Observatoire de la consommation responsable de l'ESG de l'UQAM

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