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Les augmentations de salaire ont un effet minime sur le bonheur

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

Les augmentations de salaire ont un effet minime sur le bonheur

Audio fil du jeudi 24 novembre 2016
Jacques Forest explique que le salaire n'est pas si important que ça pour le bonheur.

Le psychologue Jacques Forest

Photo : Radio-Canada / Julien Lamoureux

Dans le milieu de l'emploi, on surestime le facteur motivant du salaire et on a tendance à donner trop d'importance à la rémunération quand on cherche à améliorer le bien-être des employés. Selon le psychologue Jacques Forest, les augmentations de salaire et les bonis ne vont pas nécessairement augmenter la productivité et la satisfaction des travailleurs.

Le salaire permet de s’extraire de la pauvreté et de s’assurer un certain niveau de vie, mais son effet positif se fait de moins en moins sentir à mesure qu’on l'augmente. « Au-delà d’une rémunération de 70 000 $ par année, l’argent n’a strictement aucune incidence sur notre bien-être », précise le chroniqueur. Il ajoute que 76 % des gens continueraient à travailler même si ce n’était pas nécessaire financièrement.

L’argent n’est pas une motivation en soi, c’est une chose désincarnée à laquelle on associe des caractéristiques.

Jacques Forest

L’argent peut faire le bonheur
Cela ne veut pas dire que la rémunération ne change absolument rien à la satisfaction professionnelle des travailleurs. Pour Jacques Forest, il existe de bonnes et de moins bonnes raisons de vouloir faire de l’argent. Dans la première catégorie, il inclut l’envie de gâter ses proches, d’en donner à des œuvres de charité ou de l’utiliser pour réaliser des activités qui nous tiennent à cœur. À l’opposé, la fierté, la vantardise et la comparaison aux autres sont des mauvaises motivations.

Des récompenses contreproductives
Dans un même ordre d’idée, un employeur qui donnerait des primes à ses employés sans réfléchir aux raisons pour lesquelles les accorder pourrait avoir une mauvaise surprise. Les recherches du psychologue indiquent que les récompenses « contrôlantes » – c’est-à-dire quand le lien entre une action et un boni est clairement établi – sont néfastes. Les récompenses « informatives » – qui, selon un certain nombre de critères, dénotent un avancement justifié vers un objectif quelconque – seraient quant à elles à favoriser.

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