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L'empreinte environnementale non négligeable des hôpitaux

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

L'empreinte environnementale non négligeable des hôpitaux

Audio fil du mercredi 17 avril 2019
Un chirurgien prend un instrument dans sa main.

Bien souvent, le matériel médical ne sert qu'une fois en milieu hospitalier.

Photo : iStock

« Les hôpitaux, et surtout le milieu de la santé, produisent énormément de déchets », déplore Fabien Durif, directeur de l'Observatoire de la consommation responsable de l'École des sciences de la gestion de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). De nombreux instruments de plastique et de métal, ainsi que des vêtements utilisés en milieu hospitalier ne servent pour la plupart du temps qu'une seule fois, avant d'être jetés, souligne-t-il. « Imaginez l'empreinte environnementale que ça peut avoir. »

Fabien Durif regrette que des objets comme les plateaux de chirurgie, les nappes de chariot, les vestes, les masques et les bonnets de chirurgie, entre autres, soient jetés après un seul usage, alors que ces objets pourraient être nettoyés ou stérilisés en vue d’une réutilisation.

Selon le professeur de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, un hôpital québécois de moyenne taille peut générer chaque année jusqu'à 200 tonnes de déchets de plastique qui, en fin de compte, ne seront pas recyclées.

Fabien Durif fait remarquer que le Québec, contrairement à d’autres endroits dans le monde, comme la France, ne dispose pas d’un véritable plan systémique concernant la gestion des déchets en milieu hospitalier. Heureusement, certains hôpitaux commencent à poser des gestes concrets en regard de la récupération du matériel médical.

Ici, ce sont de petites actions. À l'hôpital Pierre-Boucher, par exemple, on a commencé à recycler certains des plastiques médicaux, notamment les sacs de soluté, [mais] les programmes sont assez légers pour l'instant [au Québec], surtout sur la question du plastique.

Fabien Durif, directeur de l'Observatoire de la consommation responsable de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM

Une vision à court terme

En mai 2018, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, avait défendu le choix des instruments de chirurgie jetables. Il estimait que le recours aux instruments de métal ou de plastique dans les hôpitaux se justifiait en raison des économies réalisées au bout du compte.

Selon Fabien Durif, le gouvernement fait fausse route avec cette vision « à court terme ». Il regrette que Québec ne se penche pas davantage sur « l'empreinte environnementale que va avoir la gestion de ces déchets-là à moyen et à long terme ».

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