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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 4 avril 2019

Comment traiter l’intolérance aux sons

Publié le

Une jeune fille avec des lunettes met un doigt dans chaque oreille avec un air de dégoût.
Les consultations pour les troubles liés à l’intolérance aux sons sont de plus en plus fréquentes, selon l'audiologiste Jonathan Côté.   Photo : Getty Images / iStock / Aaron Amat

Si quelqu'un est beaucoup plus incommodé que ses proches par le bruit des klaxons ou d'une personne qui mastique, ce pourrait être le signe d'une forme d'intolérance aux sons. La solution qui paraît la plus simple, soit de se mettre des bouchons dans les oreilles, pourrait cependant aggraver la situation, selon l'audiologiste Jonathan Côté, qui recommande plutôt un peu de patience et de la motivation.

Les consultations pour les troubles liés à l’intolérance aux sons sont de plus en plus fréquentes, selon l'audiologiste. Un de ses patients aurait même décidé d’arrêter d’aller au travail tellement les sons ambiants sur sa route étaient intolérables.

« Si l’on s’expose de moins en moins aux sons, le système auditif va graduellement augmenter sa sensibilité, ce qui risque à moyen terme d’aggraver notre problème d’intolérance aux sons », explique-t-il à propos de l’utilisation de bouchons. Il existe cependant d’autres solutions, mais il faut y mettre du temps.

C’est important de comprendre que le processus pour réduire l’intolérance aux sons va quand même être un processus long qui va demander une bonne motivation de la part de la personne.

Jonathan Côté, audiologiste

Les trois types d’intolérance aux sons

Hyperacousie : Intolérance généralisée à plusieurs sons de l’environnement qui ne sont ni dangereux ni particulièrement désagréables pour la majeure partie de la population.

Misophonie : Aversion à certains sons associés à des situations précises et, en même temps, capacité à tolérer d’autres sons parfois plus forts. Donc, la composante émotive est prédominante, mais on ne parle pas de peur.

Phonophobie : Réaction de peur à un son spécifique, indépendamment du volume du son.

Les solutions pour remédier à l’intolérance aux sons

Une intolérance aux sons mène souvent à une diminution des interactions sociales, voire à l'isolement. Ceci est parfois lié à de l’anxiété ou même, dans certains cas, à la dépression.

Pour y remédier, l’audiologiste préconise une solution en trois étapes lorsqu’on le consulte à ce propos. D’abord, il donne une bonne information vérifiée et juste à la personne affectée par l’intolérance aux sons afin de déconstruire plusieurs craintes et mythes liés à cette condition. Il est faux de croire qu’une personne intolérante aux sons aurait développé une ouïe supérieure à la moyenne, par exemple.

Ensuite, il établit avec la personne un plan graduel qui permettra d’augmenter l’exposition au bruit petit à petit. Cela peut mener, dans certains cas seulement, à une thérapie sonore avec un appareil auditif qui émet des sons pour désensibiliser la personne.

Le troisième volet d’action pour diminuer l’intolérance sonore est psychologique. Il prévoit généralement un suivi psychosocial, avec un autre intervenant spécialisé, afin d’aider la personne intolérante à changer sa façon de percevoir les sons. « Et surtout de changer sa façon d’y réagir quand elle les entend », précise Jonathan Côté.

« On peut envisager aussi les techniques de relaxation ou les techniques de diversion mentale, pour aider la personne à porter moins attention aux sons qui causent un dérangement », conclut-il.

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