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L’adoption internationale : un défi pour les parents

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

L’adoption internationale : un défi pour les parents

Audio fil du mercredi 27 mars 2019
Un adulte tient la main d'un enfant.

Les règles relatives à la confidentialité du dossier d'adoption ont été réaménagées tout récemment.

Photo : iStock

Déracinement, trouble de l'attachement et recherche des origines... L'adoption internationale peut s'avérer difficile pour les enfants, mais aussi pour leurs parents, selon Édith St-Jean Trudel, professeure de psychologie au cégep de Saint-Jérôme.

« Les parents adoptifs ont souvent de belles valeurs humaines. Au-delà du désir d’avoir un enfant, ils veulent sauver un enfant qui vit dans des conditions difficiles », remarque l'enseignante.

Or, plus l’adoption survient tard dans la vie de l’enfant, plus les parents auront l’impression de le déraciner, même si son milieu d’origine était inadéquat.

Un lien d’attachement brisé

Les parents adoptifs n’ont parfois pas l’occasion de développer un lien avec leur enfant pendant les deux premières années de sa vie, une période dite « sensible » dans le développement de l'enfant, explique la professeure de psychologie.

Elle ajoute qu’ils connaissent souvent peu de choses sur son histoire et les facteurs de risque qui y sont associés, par exemple la malnutrition, l’exposition prénatale à l’alcool ou la négligence physique et sociale.

L'enfant arrive avec son petit bagage, rempli d'éléments inconnus.

Édith St-Jean Trudel, professeure de psychologie au cégep de Saint-Jérôme

L’enfant adopté a parfois vécu un bris de son lien d’attachement avant son arrivée dans la famille d’accueil, en changeant plusieurs fois d’orphelinat et de famille, par exemple.

« S’il y a une brisure dans ce lien d’attachement, l’enfant est plus à risque de développer des problèmes affectifs, de comportement ou de santé mentale », explique Édith St-Jean Trudel.

Elle souligne que des ateliers de préparation sont offerts aux parents adoptifs, de même que des services post-adoption, offerts par certains CLSC dans les deux semaines suivant l’arrivée de l’enfant à la maison.

L’adolescence, une étape difficile

À l’adolescence, la formation de l’identité et les relations amoureuses peuvent être plus difficiles si l’enfant a développé un trouble de l’attachement.

Si certains adolescents adoptés vont vouloir retracer leurs origines, d’autres ne voudront rien savoir. À cet égard, la psychologue suggère aux parents adoptifs d’accompagner leurs enfants dans leur démarche, sans leur imposer quoi que ce soit.

Il n’est pas nécessaire d’aller à l’étranger pour aider son enfant à découvrir sa culture d’origine, souligne-t-elle. Il est aussi possible de communiquer avec des gens issus de la culture installés au Québec ou avec d’autres enfants issus de l’adoption.

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