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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 26 mars 2019

Donner à ses enfants une partie de leur héritage avant de mourir

Publié le

Un garçon et son père calcule.
Un parent apprend à son garçon à faire un budget.   Photo : iStock / iStock/Tatiana Gladskikh

De plus en plus de gens décident de faire don d'une partie de leur patrimoine financier à leurs enfants avant de mourir pour les voir en profiter. S'il est d'abord important de s'assurer de sa propre sécurité financière à long terme, il faut aussi souvent prévoir certains impôts à payer sur le gain en capital, selon le planificateur financier Sylvain B. Tremblay.

Plusieurs personnes vivent aujourd’hui à des âges avancés, plus de 80, 90 ou même 100 ans. La situation économique du Québec a aussi fait un énorme bond depuis un demi-siècle.

Certains parents préfèrent ainsi ne pas attendre de mourir pour transmettre une partie de leur héritage. Ils préfèrent voir leurs enfants profiter de ce qu’ils ont accumulé.

Quand on a transmis nos valeurs et nos croyances, c’est le temps de penser transmettre une partie de notre patrimoine financier.

Sylvain B. Tremblay, planificateur financier

Quatre-vingt-seize pour cent des parents ont même déjà aidé financièrement leurs enfants de 18 à 35 ans, selon le planificateur financier, avec des montants entre 4000 $ et 5000 $ en moyenne par année. L’accessibilité à la propriété est aussi très difficile aujourd’hui avec des mises de fonds hypothécaires qui avoisinent souvent les 20 % de la valeur de la vente.

« La charité bien ordonnée commence par soi-même, rappelle tout de même Sylvain B. Tremblay, donc pensez à vous avant de penser à vos enfants. » Il faut d’abord s’assurer d’avoir assez d’argent pour soi durant toutes les années à venir.

L’implication fiscale des dons à ses enfants

Si l’on décide de donner un chalet à son enfant, par exemple, il faudra faire un transfert de propriété notarié, mais il y aura aussi des droits de mutation à payer. Il faut enfin acquitter des impôts sur le gain en capital de la disposition du chalet, c’est-à-dire payer environ 50 000 dollars d’impôts sur un chalet qui valait 100 000 dollars il y a 30 ans et qui en vaut aujourd’hui 300 000.

Il y a aussi des impôts à payer sur une œuvre d’art ou des placements que l’on donne en cadeau, puisque comme pour un chalet, le fisc considère qu’il s’agit d’une vente et que la valeur est transmise d’une personne à l’autre.

Pour une résidence principale cependant, il n’y a pas d’implication fiscale, selon le planificateur financier. On pourrait, par exemple, donner le condo où l’on réside à son enfant sans avoir à payer d’impôts.

« La seule autre exception à la règle, c’est [l'argent comptant], explique Sylvain B. Tremblay. On peut donner de l’argent de notre vivant à n’importe qui, et il n’y a zéro implication fiscale, ni pour le donateur ni pour le bénéficiaire. »

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