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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 19 mars 2019

Le mystère médical de la mort subite inattendue en épilepsie

Publié le

Une femme avec des électrodes multicolores sur la tête.
L'électroencéphalogramme est l'un des tests qui permet d'analyser l'activité du cerveau des personnes épileptiques.   Photo : Getty Images / iStock / Luaeva

Le décès des suites d'une crise d'épilepsie, au début du mois, d'un jeune athlète de 18 ans, le joueur de hockey Alec Reid de l'Armada de Blainville-Boisbriand, en a surpris plusieurs. La mort subite inattendue et inexpliquée en épilepsie (MSIE) est un phénomène mystérieux qui ne laisse pas de traces, selon le Dr Simon-Pierre Landry.

« Heureusement, les décès à la suite d’une crise d’épilepsie, ça demeure rare », explique le chef de l’urgence de l’Hôpital Laurentien, à Sainte-Agathe-des-Monts.

Il y aurait une personne épileptique sur mille qui meurt des suites d’une crise d’épilepsie chaque année, en excluant les accidents causés par celles-ci.

Lors d’un épisode épileptique, un patient subit quelque chose qui s’apparente à un miniorage dans le cerveau. La MSIE s’expliquerait par l’arrêt du cerveau à la fin des décharges électriques engendrées par la crise. Ceci provoquerait l’arrêt du cœur et d’autres organes.

Les symptômes d’un arrêt cardiaque à la suite d'une crise d’épilepsie sont très difficiles à reconnaître par les médecins en urgence. Une réanimation par médicamentation ou par le défibrillateur est souvent inefficace. Il faut aussi déceler ce type de décès par déduction lors d’une autopsie, puisque les MSIE ne laissent aucune trace.

Alec Reid, joueur de l'Armada de Blainville-Boisbriand, est décédé à 18 ans de complications reliées à l'épilepsie.
Alec Reid, joueur de l'Armada de Blainville-Boisbriand, est décédé à 18 ans de complications reliées à l'épilepsie.   Photo : LHJMQ

Quoi faire devant une personne en crise d’épilepsie

Une convulsion n’est pas nécessairement une crise d’épilepsie. Elle peut avoir été causée par une tumeur au cerveau ou un sevrage d’alcool chez les alcooliques, par exemple. Chez les enfants, un changement de température brusque causé par la fièvre peut aussi parfois créer des convulsions ou encore une mauvaise hydratation chez un athlète de haut niveau, comme un marathonien.

L’épilepsie est diagnostiquée lors qu’une personne a subi au moins deux épisodes de convulsions sans qu’aucune autre cause puisse l’expliquer. Une crise épileptique provoque des perturbations de la pensée, des émotions, de la motricité et même du niveau de conscience.

« Parfois, ce petit orage arrive dans une région particulière du cerveau, on appelle ça une convulsion partielle, explique l’omnipraticien. Par exemple, quelqu’un aurait un bras qui se met soudainement à convulser. Parfois, l’orage va être généralisé, donc toucher l’ensemble du cerveau. À ce moment-là, on a quelqu’un qui perd connaissance. »

Dans une telle situation, tout le corps de la personne convulse, et les risques de blessures ou d’accidents graves sont nombreux. Il est très dangereux, par exemple, pour une personne épileptique de faire du sport aquatique dans un lac sans gilet de sauvetage.

Il est recommandé de ne pas tenter de restreindre la personne en crise, mais plutôt d’éloigner tous les objets qui l’entourent. Le Dr Simon-Pierre Landry suggère de placer la personne sur le côté lorsque c’est possible, souvent à la fin des convulsions. Il faudrait aussi lui retirer ce qui pourrait entraver sa respiration, comme une cravate.

On peut également mettre un oreiller sous la tête d’une personne en crise afin de la protéger du sol.

Le chroniqueur recommande aussi, en plus de rester calme, de toujours regarder sa montre ou une horloge afin de calculer la durée de l’épisode de convulsions. Dans le cas d’une personne épileptique, si l'épisode est de plus de cinq minutes ou s’il y a deux crises dans un court laps de temps, il faut immédiatement appeler les services d’urgence au 911.

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