Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 18 mars 2019

L’art d’être un caféinomane bien informé

Publié le

Tasse de café en céramique dans laquelle coulent deux minces filets d'espresso.
Une minorité de consommateurs de café prennent leur café pour boire sur place au Canada.   Photo : Radio-Canada / Eric Tremblay

Prenez garde aux mensonges du marketing : le café de torréfaction foncée n'est pas de meilleure qualité que celui de torréfaction ordinaire, avertit Anne-Marie Desbiens, chimiste spécialisée en alimentation. Sachez aussi que le café arabica, loin d'être singulier, est tout simplement le grain le plus répandu sur le marché. Voici notre petit guide pour devenir un fin connaisseur.

Les Canadiens sont fous du café

Selon les plus récentes statistiques, le Canada est le troisième consommateur de café dans le monde, après les Pays-Bas et la Finlande. Récemment, le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) a aussi publié une étude dévoilant qu’au Québec, le café est la boisson non alcoolisée pour laquelle les ménages dépensent le plus, à hauteur de 132 $ par ménage chaque année.

Arabica et robusta

Les grandes chaînes veulent tant nous vendre du café qu’elles se sont mises à préciser en grosses lettres qu’elles offrent du café arabica. « Mais ce n’est pas en soi un avantage concurrentiel, indique Anne-Marie Desbiens, puisque que l’arabica est le grain le plus commun, qui représente 62 % de la production mondiale. Sa saveur florale riche est toutefois effectivement plus appropriée à la majorité des palais que celle du grain robusta, plus amer, qui représente 38 % de la production mondiale. »

Le mystérieux café de torréfaction foncée

« Jadis, le consommateur se souciait peu de la torréfaction », explique Anne-Marie Desbiens. Ce processus par lequel on fait cuire le grain pour le faire passer du vert au brun et lui donner sa pleine saveur est aujourd’hui l’objet de l’intérêt des caféinomanes les plus passionnés.

Normalement, on consomme un café de torréfaction moyenne, au goût mesuré. Mais une nouvelle torréfaction foncée est apparue dans le vocabulaire du café. Il s’agit d’une torréfaction à plus haute température, qui est en vérité tellement élevée qu’elle élimine la distinction entre un bon et un mauvais grain. Ne vous y méprenez pas : c’est surtout un moyen de nous passer du café de moins bonne qualité.

Anne-Marie Desbiens, chimiste spécialisée en alimentation et auteure du blogue « La foodie scientifique »

Attention à la caféine

C’est connu, la caféine a des effets désagréables chez certaines personnes : elle crée des problèmes de palpitation, de l’excitation et de la nervosité. Anne-Marie Desbiens recommande de la consommer avec modération et de privilégier le café décaféiné si vous êtes parmi ceux que la caféine rend trop nerveux. « Il existe aussi une variété de grains de café éthiopiens qui ne contient naturellement pas de caféine », précise l’auteure du blogue La foodie scientifique.

Pour en savoir plus :
« Why Canadians drink more coffee than most people in the world », par Sophia Harris, publié sur le site web de CBC, septembre 2016
« Better coffee through chemistry », publié sur le site web de l’American Chemical Society
« Portrait de la dynamique internationale du café, une boisson populaire du Québec », publié sur le site web du MAPAQ
« La caféine dans les aliments », publié sur le site web de Santé Canada

Chargement en cours