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Isabelle Craig
Audio fil du mercredi 6 mars 2019

L'art subtil de consommer le poisson de façon écoresponsable

Publié le

Un filet d'omble chevalier dans une assiette
L’omble chevalier d'élevage est l'une des espèces considérées comme poisson de pêche durable.   Photo : Radio-Canada

Pour lutter contre la surpêche et la dégradation des écosystèmes aquatiques, faut-il cesser de manger du poisson? « Non », répond Fabien Durif, directeur de l'Observatoire de la consommation responsable. « Le poisson est bon pour la santé et demeure recommandé par les guides alimentaires. Il y a des moyens d'en faire une consommation modérée, la plus locale et la plus responsable possible. » Trucs et astuces.

Les Canadiens ne sont pas les plus gros consommateurs de poissons, selon Statistique Canada, qui évalue que chaque citoyen en mange seulement 11 kilos par an, en comparaison de 34 kilos pour chaque Français. Néanmoins, la plupart des études des nutritionnistes qui traitent de la question, comme la plupart des guides alimentaires, recommandent d’en manger bien plus, au minimum deux portions par semaine.

Voilà qui n'est pas évident, quand on sait que la biodiversité des océans est en péril et que, selon la Banque mondiale, 60 % des stocks de pêche commerciale proviendront de l’aquaculture en 2030. Ce n'est rien pour rassurer les consommateurs, bien au fait de la toxicité de certains poissons d’élevage.

Alors, comment faire pour manger du poisson de façon écoresponsable?

Même s’il n’y a pas de certification officielle et que c’est difficile de s’y démêler, il faut essayer d’encourager le plus possible la pêche durable, réalisée en respectant les quotas et dans des conditions respectant l’écosystème. Il faut scruter les étiquettes. Malgré l’absence de consensus scientifique au sujet des différentes certifications, on sait que les poissons étiquetés MSC, i-SAFE ou Friends of the Sea sont recommandables.

Fabien Durif, directeur de l'Observatoire de la consommation responsable

Au Canada, les organismes de protection et les groupes de pression environnementaux comme Greenpeace recommandent d’éviter, par exemple, les bâtonnets de poisson, souvent issus de la pêche industrielle pirate, ou le thon en conserve, également risqué. En revanche, si vous pouvez vous approvisionner d’un poisson le plus local possible, certaines espèces sont recommandées parce que généralement issues de la pêche durable, comme le flétan sauvage du Pacifique, l’omble chevalier d’élevage, le maquereau de Gaspésie, le tilapia d’élevage et la truite arc-en-ciel d’élevage.

Quelques références :
« Notre classement 2017 du thon en conserve maintenant disponible!  », Sarah King, publié sur le site web de Greenpeace, juillet 2017 
Le site web de Seafood watch

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