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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 19 février 2019

Les aliments ultratransformés augmenteraient le risque de mortalité

Publié le

Des aliments transformés présentés sur une table.
Les aliments ultratransformés sont nombreux dans l'alimentation de nombreux Québécois et Canadiens.   Photo : iStock

« C'est une étude sérieuse », dit le nutritionniste Bernard Lavallée à propos des travaux d'une équipe de chercheurs français qui ont récemment révélé dans la revue JAMA Internal Medecine qu'une hausse de 10 % de la consommation d'aliments ultratransformés chez un individu augmente son risque de mortalité de 14 %. Même si cette étude, basée sur l'observation, et non des tests cliniques, ne permet pas d'établir un lien de causalité directe entre la consommation d'aliments ultratransformés et le risque de mortalité, elle n'en demeure pas moins importante, souligne Bernard Lavallée.

Au total, 44 551 Français de plus de 45 ans, en majorité des femmes, ont participé à l'étude, menée de 2009 à 2017 par l'Équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle de l'Université Paris 13. Tous les 6 mois, les participants notaient dans un questionnaire en ligne tout ce qu’ils avaient mangé et bu pendant 3 périodes de 24 heures.

Entre 2009 et 2017, environ 600 participants sont décédés. Les chercheurs ont analysé les données et ont noté qu’une hausse de 10 % de la proportion d’aliments ultratransformés dans l’alimentation correspondait à une hausse de 14 % de la mortalité.

Selon Bernard Lavallée, cette étude mérite notre attention, même s’il s’agit d’une étude d’observation. « La grosse limite d’une étude d’observation, c’est que ça ne peut jamais prouver quelque chose. Ça ne peut pas prouver de lien de cause à effet, [...] mais c’est une association qu’on voit entre les deux », explique-t-il.

Le nutritionniste estime que certaines données dans cette étude sont préoccupantes, notamment le fait qu’environ 30 % des calories consommées par les participants, en moyenne, provenaient d'aliments ultratransformés. Au Québec, note-t-il, on estime que 50 % des calories proviennent de ces aliments. « Ils prennent donc une place considérable dans notre panier d’épicerie, ce qui semble être dommageable pour la santé. »

Les boissons gazeuses, les croustilles, les craquelins, les céréales à déjeuner, les biscuits, la crème glacée, les barres tendres, la margarine et les repas prêts à manger, entre autres, sont tous des aliments ultratransformés.

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