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Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 21 janvier 2019

Être dans la lune, c’est bon pour le cerveau

Publié le

Un jeune étudiant du primaire rêvassant en classe.
Plus de 75 % des gens font de la rêverie lors de tâches ennuyeuses dans le cadre de leurs études ou de leur emploi.   Photo : iStock / monkeybusinessimages

Loin d'être des distractions contre-productives qui nuisent à notre performance à l'école ou au travail, les rêveries ont des effets positifs sur les fonctions du cerveau, explique le neuropsychologue Dave Ellemberg. Les enfants et les adultes qui s'adonnent régulièrement à la rêverie seraient plus créatifs et atteindraient plus aisément leurs objectifs.

« Les rêveries ne devraient pas être associées à un défaut ou à un trouble du déficit de l’attention », affirme Dave Ellemberg. Des recherches ont montré que les zones cérébrales responsables de résoudre des problèmes complexes s’activent lors d’épisodes de rêverie.

Pour une étude menée à l’Université de Californie, on a ainsi demandé à deux groupes d’étudiants de proposer en deux minutes le maximum d’utilisations différentes pouvant être faites avec des objets du quotidien (cure-dents, cintres, briques). Les deux groupes faisaient une pause, puis reprenaient l’exercice. Résultat : les étudiants ayant proposé les utilisations les plus créatives lors du second exercice étaient ceux qui avaient pu donner libre cours à leur rêverie.

S’abandonner à la rêverie avec modération

On ne devrait donc pas avoir honte de tomber dans la lune. Les rêves éveillés font partie des grandes joies de la vie, et sont là pour de bon. Selon les recherches du « père de la rêverie », Jérôme Singer, plus de 75 % des travailleurs font de la rêverie lors de tâches ennuyeuses dans le contexte de leur emploi.

Dave Ellemberg nous prévient cependant que la modération et le type d’errance mentale doivent être pris en considération quand on examine les vertus des rêveries.

Comme tant de choses agréables comme le vin rouge ou la crème glacée, la rêverie en soi n’est pas malsaine. Ce qui est important, c’est la quantité et la qualité de notre rêverie.

Dave Ellemberg, neuropsychologue

Jérôme Singer distingue d’ailleurs trois styles de rêverie, dont seule la première est positive :

  1. Rêverie positive et constructive : caractérisée par une imagerie ludique et une pensée créative et planifiée.
  2. Rêverie coupable-dysphorique : caractérisée par des fantasmes obsessionnels et angoissants, des images tristes.
  3. Mauvais contrôle de l'attention : caractérisé par une grande difficulté à rester concentré sur la tâche extérieure.

Heureusement, la majorité des rêves éveillés entreraient dans la première catégorie, composée de fantasmes visionnaires, de pensées heureuses, d’espoirs, d’ambitions, de divagations agréables...

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