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Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 25 novembre 2018

La mission InSight : sonder le cœur de Mars

Publié le

Briefing présentant InSight.
La mission InSight de la NASA bénéfice du soutien du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de la France, et du Canada.   Photo : NASA/Cory Huston

Les missions d'exploration vers la planète Mars sont peu courantes, mais spectaculaires. Et l'une de ces missions – celle de la sonde InSight, de la NASA – connaîtra son dénouement le lundi 26 novembre, après quoi commencera son travail scientifique, si tout se passe bien. Mais encore faudra-t-il que l'atterrissage d'InSight se déroule sans problème... Car pour la première fois depuis 2012, l'agence spatiale américaine tentera de faire atterrir l'une de ses sondes sur la planète rouge.

L’exploration de Mars : 50 ans de réussites et d’échecs

La première approche humaine de notre voisine a eu lieu en 1965, lors d'un survol fait par la sonde Mariner 4, de la NASA, passée à 10 000 km de Mars. La première sonde à se mettre en orbite autour de la planète rouge a été la soviétique Mars 2, en 1971. La mission suivante, Mars 3 (également soviétique), aura permis un premier atterrissage réussi sur Mars, mais son robot n'a été actif qu’une vingtaine de secondes.

Toujours dans les années 70, les sondes américaines Viking ont permis de connaître beaucoup mieux la planète Mars grâce à leurs robots.

Il y a ensuite eu une longue pause d'une vingtaine d'années. Puis, dans les années 1990, les missions vers Mars ont repris, parfois avec des succès – celui de Pathfinder, notamment –, mais aussi avec de nombreux échecs.

Au total, une quarantaine de missions auront été entreprises vers Mars, et de celles-là, moins d'une vingtaine ont pu voir leurs robots se poser sur la planète. Parmi eux, mentionnons les célèbres Spirit et Opportunity, en 2004. Ce dernier n'a plus donné signe de vie depuis juin dernier, après qu'une tempête de sable a enseveli ses panneaux solaires. Un autre robot, Phoenix, se trouve au pôle nord de Mars depuis 2008. Et, bien sûr, il y a en ce moment Curiosity, un robot toujours actif (depuis 2012) grâce à sa propulsion nucléaire. Il fait partie de la mission du même nom, qui s'est révélée un grand succès.

En plus des robots qui se baladent sur Mars, on compte aussi des satellites – dont le Mars Reconnaissance Orbiter – ainsi que la sonde Odyssey.

InSight, un atterrisseur en mission géologique

InSight (pour « Interior Exploration Using Seismic Investigations, Geodesy and Heat Transport ») n'est pas un véhicule, mais bien un atterrisseur muni d'appareils. Cette mission de la NASA bénéfice de la collaboration du Royaume-Uni, de l'Allemagne et de la France, et même de celle du Canada, puisqu’on trouve un petit « bras canadien » sur l'atterrisseur. InSight a la longueur d'une voiture et un poids d'environ 380 kilos, ce qui est comparable à une grosse motocyclette.

Pourquoi cette mission? Parce qu'on a encore plein de choses à apprendre sur Mars. Sur son sous-sol, notamment – et c'est là le rôle d'InSight. Philippe Lognonné, géophysicien et planétologue à l'Institut de physique du globe de Paris, est responsable scientifique du SEIS – l'instrument principal d’InSight – fourni par le Centre national d'études spatiales (CNES), l'agence spatiale française. Cet expert explique que le rôle d’InSight sera de sonder la croûte, le manteau et le noyau de Mars. SEIS (qui vaut pour « expérience sismique pour la structure intérieure ») est un sismomètre très sensible qui enregistrera le moindre petit bruit à l’intérieur de la planète rouge.

Mais avant de faire de la science, InSight doit se poser

Ce voyage interplanétaire de sept mois de la sonde InSight se terminera avec sept minutes interminables, souvent qualifiées de « sept minutes de terreur ». Sept petites minutes pendant lesquelles les ingénieurs systèmes du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA, en Californie, auront les bras croisés, puisqu’ils ne pourront alors rien faire d’autre que d'attendre. Ils auront aussi les doigts croisés, espérant que tout se passe comme prévu. Farah Alibay, ingénieure système au JPL, a testé l'atterrisseur et participera justement aux opérations d'InSight une fois l'atterrissage réussi. Elle confie que l’atmosphère sur Mars est complexe : assez épaisse pour chauffer un vaisseau qui veut atterrir sur la planète, mais trop mince pour permettre un atterrissage en douceur.

Pour en savoir plus : https://mars.nasa.gov/insight/

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