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Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 7 octobre 2018

Prix Nobel de physique 2018 : la science des lasers récompensée

Publié le

Gerard Mourou dans son laboratoire.
Gérard Mourou a participé au développement d'une technique d’amplification des lasers.   Photo : AFP/Getty Images / PHILIPPE LOPEZ

Cette année, l'Académie royale des sciences de Suède a voulu récompenser la physique des lasers. Arthur Ashkin, Gérard Mourou et Donna Strickland, les trois lauréats du prix Nobel de physique 2018, ont conçu à l'aide de lasers des dispositifs qui permettent des avancées technologiques, notamment en médecine.

La première moitié du prix va à un physicien américain, Arthur Ashkin, qui est récompensé pour la mise au point de la pince optique, qui permet, grâce au laser, la manipulation de particules, de cellules ou de virus. À 96 ans, il est le plus vieux lauréat d’un prix Nobel. Le physicien s'est dit surpris de recevoir le prix à ce moment, tout en faisant la remarque que les lauréats des prix Nobel ne peuvent être nommés que de leur vivant, contrairement à d’autres prix.

La deuxième moitié du prix Nobel de physique : une femme parmi les lauréats
L’autre partie de ce prix Nobel met de l'avant plusieurs intérêts, qui ne sont pas seulement scientifiques. Ce sont les physiciens Gérard Mourou, un Français, et Donna Strickland, une Canadienne, qui l’ont remporté. Les deux chercheurs, qui travaillaient ensemble dans les années 1980, sont récompensés pour la mise au point de l'amplification par dérive de fréquence (chirped pulse amplification ou CPA en anglais), une technique d’amplification des lasers développée à l’Université de Rochester, dans l’État de New York.

Donna Strickland, qui enseigne aujourd’hui à l’Université de Waterloo, en Ontario, s’est dite surprise de recevoir le prestigieux prix. Elle n’est que la troisième femme à recevoir le prix Nobel de physique, après Marie Curie, au début du 20e siècle, et Maria Goeppert Mayer, en 1963. Gérard Mourou, professeur à l’École polytechnique à Paris, est fréquemment en contact avec des chercheurs du Québec, dont ceux de l’INRS à Varennes. Il a été titulaire de la Chaire d’excellence Jacques-Beaulieu de l’INRS en 2012.

Deux physiciens québécois connaissent bien les deux lauréats. : Michel Piché, du Centre d’optique, photonique et laser de l’Université Laval, et Mohamed Chaker, de l’INRS à Varennes ont travaillé avec Donna Strickland ou avec Gérard Mourou au cours des dernières décennies. Ils ne tarissent pas d’éloges sur le dynamisme et la capacité d’innovation des chercheurs récompensés.

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