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Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 23 septembre 2018

Prévention du suicide : la grande absente de la campagne électorale

Publié le

Silhouette d'une femme déprimée devant un cours d'eau.
L’Association québécoise pour la prévention du suicide souhaite un retour à une stratégie nationale de prévention du suicide.   Photo : getty images/istockphoto / stevanovicigor

La question de la prévention du suicide est peu abordée par les partis politiques durant la présente campagne électorale. Pourtant, le taux de morts par suicide demeure important au Québec, même s'il a baissé depuis 20 ans. Chaque jour, on dénombre environ 3 suicides et 80 tentatives dans la province.

Pour Pascale Levesque, épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), si le nombre de jeunes hommes qui commettent l’irréparable a diminué, il faut s’assurer que le phénomène est durable.

Les hommes de 45 à 64 ans constituent le groupe d’âge le plus atteint. L’INSPQ va continuer à observer le phénomène « pour s’assurer que nous ne sommes pas à l’aube d’une nouvelle crise », dit Pascale Levesque. Le nombre de femmes qui ont recours au suicide nécessite aussi une observation constante.

À l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), on souhaite un retour à une stratégie nationale de prévention du suicide, qui avait fait ses preuves jusqu’au début des années 2000 et fait passer le nombre annuel de morts par suicide de 1600 à 1100.

Selon Jérôme Gaudreault, directeur général de l’AQPS, la Société de l'assurance automobile du Québec dispose de millions de dollars par année pour prévenir les accidents de la route, alors que l'association qu'il dirige ne peut compter que sur un maigre budget.

L’AQPS a tout de même reçu un montant de 5 millions de dollars de Québec pour mettre sur pied une stratégie numérique en prévention du suicide afin de tenter de joindre les jeunes en détresse qui sont actifs sur les médias sociaux. Le Québec a un grand retard à rattraper dans ce domaine.

Selon Réal Labelle, professeur en psychologie à l’Université du Québec à Montréal qui est à l’origine de l’application PsyAssistance (laquelle vient en aide aux gens en détresse psychologique), il est important de comprendre que ces offres de services, si efficaces soient-elles, ne sont pas des traitements.

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