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Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 16 septembre 2018

Électrification des transports : comment aller plus loin?

Publié le

Un feuille dans un tuyau d'échappement.
Dans tout le Canada, c’est au Québec que les véhicules électriques sont les plus répandus.   Photo : getty images/istockphoto / ImagePixel

L'engouement des consommateurs québécois – aussi électeurs – pour la voiture électrique individuelle ne se dément pas. Il y en aurait plus de 30 000 en circulation en ce moment, et le secteur est en pleine croissance. Au dernier trimestre, on a vendu plus de voitures électriques que durant toute l'année 2016! N'empêche, le Québec fait pâle figure quand on le compare à la Californie, où les véhicules électriques sont au sommet des ventes. On prévoit qu'à la fin de 2018, les voitures électriques occuperont 10 % des ventes de véhicules dans cet État américain. Que faut-il faire pour atteindre ces résultats au Québec?

Selon Pierre Langlois, physicien et consultant en mobilité durable, pour que le Québec se compare à la Californie, il faudrait que le nombre de bornes de recharge rapide suive la croissance exponentielle des ventes. Il précise aussi que la « loi zéro émission » du Québec doit avoir davantage de mordant : les fabricants automobiles doivent construire davantage de voitures électriques.

Si la vente des voitures électriques individuelles connaît un grand succès, il n’en va pas de même dans le domaine des camions légers et des camions lourds. Sauf pour les autobus scolaires – dont plusieurs centaines sont maintenant mus par l’électricité –, pour l’instant, très peu de villes, par exemple, utilisent des véhicules électriques. L’État pourrait aider les nombreuses entreprises qui travaillent dans le secteur des véhicules électriques en achetant des véhicules pour leur parc automobile. Pour Frederick Prigge, ingénieur électrique et directeur de la recherche et du développement à l’Institut du véhicule innovant de Saint-Jérôme, il suffirait d’un petit coup de pouce des institutions pour donner une erre d’aller à ces entreprises. Car la technologie est là, assure-t-il.



En ce qui concerne les partis politiques actuellement en campagne, Maxime Dubois, professeur au Département de génie électrique de l’Université de Sherbrooke, a examiné les programmes gouvernementaux et ceux des partis. Il croit qu’il faut davantage de leadership au Québec pour accélérer l’électrification des transports. Citant le secrétaire général des Nations unies Antonio Gutierres, qui affirmait qu’il restait deux ans à l’humanité pour agir afin d’éviter le pire quant aux changements climatiques, Maxime Dubois souligne que le temps presse.

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