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Marie-France Bélanger
Audio fil du dimanche 22 avril 2018

Avancée dans la recherche de vie extraterrestre avec le télescope TESS

Publié le

exoplanète
On compte un peu plus de 3700 exoplanètes connues, à l'heure actuelle. Mais avec le télescope spatial TESS, leur nombre va exploser.   Photo : getty images/istockphoto / dottedhippo

La recherche de nouveaux mondes au-delà de notre système solaire a fait un pas de plus cette semaine avec le lancement, à la base de Cap Canaveral, en Floride, de la fusée de la firme SpaceX. Cette dernière a placé en orbite, mercredi, le télescope spatial TESS, un observatoire qui pourrait décupler le nombre d'exoplanètes identifiables pour la recherche éventuelle de vie extraterrestre.

Le moment était attendu, surtout après le report du lancement, initialement prévu le lundi 16 avril. TESS, l’acronyme de Transiting Exoplanet Survey Satellite, est un chasseur d’exoplanètes. C’est un tout petit satellite de la NASA qui fait un peu plus de 350 kilogrammes et qui est d’une hauteur comparable à celle d'un réfrigérateur. Sa tâche n’en sera pas moins énorme et spectaculaire : cartographier une grande partie du ciel – presque en entier, en fait – pendant deux ans, pour identifier des planètes de taille semblable à la Terre. Des planètes qui, croit-on, pourraient abriter la vie.

 Le TESSS sur une fusée Falcon 9 rocket de SpaceX
Le satellite TESS sur une fusée Falcon 9 de SpaceX Photo : The Associated Press/SpaceX

Grand moment pour la science des exoplanètes, petit budget pour la NASA
TESS fait partie de la série des petits satellites de la NASA. Il a coûté un peu plus de 400 millions de dollars canadiens, ce qui est peu dans ce domaine. Mais sa mission n’en est pas moins importante, puisque TESS va préparer le chemin pour le grand frère des télescopes spatiaux, le James Webb, dont le lancement est prévu dans deux ans. La NASA estime que TESS pourrait faire la découverte d’au moins 20 000 planètes extrasolaires.

Une mission importante qui a des échos chez nous
La mission TESS intéresse toute la communauté des astrophysiciens et astronomes montréalais, tout spécialement les chercheurs qui travaillent au sein de l’Institut de recherche sur les exoplanètes (iREx), à l'Université de Montréal. Le journaliste Richard Massicotte a assisté au lancement dans un amphithéâtre de cette université par le truchement de la télévision.

À l'heure actuelle, on compte un peu plus de 3700 exoplanètes connues. Mais avec TESS, leur nombre va exploser.

Une illustration du satellite Transiting Exoplanet Survey (TESS)
Une illustration du satellite Transiting Exoplanet Survey Satellite (TESS) Photo : The Associated Press/NASA

Un des chercheurs les plus enthousiastes est sans doute René Doyon, directeur de l’iREx, astrophysicien et professeur à l’Université de Montréal. Pour lui, cette mission est fantastique. À l’iREx, un de ceux qui attendent le plus les données de TESS est l’astronome Björn Benneke, professeur adjoint à l’Université de Montréal. Il est passé par le California Institute of Technology et le Massachusetts Institute of Technology (MIT), où il s’est spécialisé en exoplanètes pendant plusieurs années, une expertise dont il fait maintenant profiter l’iREx. TESS, c’est pour lui une immense banque de données en devenir.

Mais la mission de l’iRex s’étend au-delà de la recherche. L’institut a pour vocation la sensibilisation et l’éducation du public, et le lancement de TESS est une occasion en or pour Marie-Eve Naud, coordonnatrice scientifique au rayonnement et à l’éducation de l’iREx.

Si tout va comme prévu, la NASA croit que TESS arrivera à son orbite opérationnelle à la mi-juin. Juste avant, il recevra une aide de notre Lune, qui lui redonnera un petit élan un mois plus tôt.

Dès l’automne, les amateurs d’exoplanètes auront du travail pour de nombreuses années à venir.

Invités :

René Doyon, astrophysicien, professeur titulaire à l’Université de Montréal et directeur de l’Institut de recherche sur les exoplanètes (iREx)
Marie-Eve Naud, coordonnatrice scientifique au rayonnement et à l’éducation de l’iREx
Björn Benneke, astrophysicien à l’iREx

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