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Grandeurs et misères de la banane

Les années lumière

Avec Sophie-Andrée Blondin

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

Grandeurs et misères de la banane

Un homme marchant entre les rangs de bananiers transporte sur son épaule un régime de bananes destiné à la vente.

Un ouvrier dans une plantation de bananes au Costa Rica

Photo : Radio-Canada / Jean-François Michaud

Originaire des tropiques, mais exportée partout dans le monde, la banane est le fruit le plus cultivé sur la planète. On devrait toutefois parler des bananes, puisque plus de 1000 variétés de cette plante sont connues. Malgré toute cette biodiversité, Alexandre Touchette s'est intéressé au fait que l'industrie de la banane dessert est dominée par un seul cultivar.

On peut diviser les variétés de bananes en deux grandes catégories : d'un côté, on trouve les bananes à cuire, comme la banane plantain, qui compte pour 40 % de la production mondiale et qui est surtout destinée aux marchés locaux. De l’autre, il y a le marché d’exportation de la banane dessert, qui est quasi exclusivement occupé par la variété Cavendish. Cette domination est attribuable à sa productivité inégalée et aux contraintes d’une industrie mondialisée; toute la chaîne de production qui inclut la culture, l’emballage, le transport par bateau et les chambres de mûrissement est optimisée pour les caractéristiques de la Cavendish.

Les énormes plantations en monocultures de bananes d’exportation sont toutefois menacées par une nouvelle souche de fusariose, une maladie fongique qui avait décimé dans les années 1950 les plantations de Gros Michel, la variété dominante précédente qui avait été remplacée par la Cavendish. Face à cette menace, les chercheurs tentent de mettre au point des variétés résistantes à la nouvelle souche de fusariose, mais ils estiment qu’il faudra abandonner les grandes monocultures pour se tourner vers des méthodes agroécologiques.

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