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COVID-19 : Le point sur les tests rapides avec Alexandre Touchette

Les années lumière

Avec Sophie-Andrée Blondin

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

COVID-19 : Le point sur les tests rapides avec Alexandre Touchette

La machine en question, posée sur un comptoir. Elle a sensiblement la dimension qu'un grille-pain.

Ce dispositif développé par les laboratoires Abbott accélèrera considérablement le dépistage de la COVID-19, croit le gouvernement canadien.

Photo : Getty Images / Spencer Platt

Depuis le début de la pandémie, le dépistage rapide des personnes infectées est au coeur de la stratégie de contrôle de la COVID-19. Pour accélérer ce processus, des tests rapides ont été mis au point et le gouvernement canadien a annoncé l'achat de deux technologies différentes qui permettent d'obtenir des résultats en moins de 15 minutes. Mais comme nous l'explique Alexandre Touchette, la rapidité de ces tests se fait au détriment de leur sensibilité.

À la fin septembre, Ottawa a annoncé l'approbation et l'achat de 3800 appareils de test PCR portatifs appelés ID Now qui donnent les résultats positifs en 5 minutes et les négatifs en 13 minutes. Le problème est que la fiabilité des résultats diminue fortement quand la charge virale du patient est faible. Les risques d’obtenir des faux négatifs étant relativement élevés, les échantillons négatifs doivent être testés à nouveau avec la méthode PCR standard utilisée dans les grands laboratoires de santé publique.

Le gouvernement canadien a aussi acheté plus de 20 millions de trousses d’un test antigénique rapide appelé Panbio qui n'utilise pas d'appareil électronique pour analyser les résultats. Un peu comme avec les tests de grossesse, il suffit d’insérer l’échantillon dans une cartouche en plastique et d’attendre une quinzaine de minutes pour voir apparaître une bande de couleur qui indique le résultat. Toutefois, la fiabilité du test est encore plus faible que celle du test ID Now, ce qui pose de nombreuses questions sur son utilisation.

Le laboratoire national de santé publique du Québec indique que ce n’est pas parce que ces tests ont été achetés par Ottawa qu’ils seront immédiatement utilisés sur le terrain. Un groupe d’experts va devoir étudier leur performance pour établir dans quel contexte ils pourront être utilisés de manière sécuritaire malgré le fait qu’ils sont moins fiables que les tests PCR standard effectués dans les grands laboratoires.

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