•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les années lumière

Avec Sophie-Andrée Blondin

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

Innover pour « stocker » les énergies renouvelables

Une immense tour de blocs de béton est assemblées à proximité d'un parc éolien et solaire.

L'entreprise Energy Vault développe une technologie qui permet de stocker l'énergie électrique produite par des sources renouvelable en énergie potentielle et vice-versa.

Photo : Energy Vault

L'entreprise Energy Vault a mis au point une méthode innovante de stockage par gravité en empilant des blocs de béton de 35 tonnes sur une hauteur de 120 mètres. L'énergie potentielle est ensuite récupérée par un alternateur entraîné par le mouvement des blocs, qui sont redescendus par une grue de construction. Alexandre Touchette s'est intéressé aux méthodes conçues pour augmenter la fiabilité des réseaux électriques alimentés par des sources d'énergies renouvelables mais intermittentes.

Pour lutter contre les changements climatiques, les pays industrialisés tentent de réduire de plus en plus la production d'électricité à partir de combustibles fossiles et d'accroître la part qui provient d'énergies renouvelables. Toutefois, les énergies solaire et éolienne ont un caractère intermittent qui entraîne une instabilité dans les réseaux.

Afin d’éviter les pannes, les gestionnaires de réseaux doivent constamment s’assurer que la demande des consommateurs ne dépasse pas la capacité disponible. Pour s’ajuster aux fluctuations de la demande, on peut par exemple augmenter la quantité d'eau qui s'écoule dans les turbines d'une centrale hydroélectrique ou accroître la quantité de gaz brûlée dans une centrale thermique. Or, ces ajustements deviennent beaucoup plus complexes quand on augmente la part de l’électricité qui provient de modes de production intermittents, comme le solaire ou l’éolien.

Plusieurs technologies ont été mises au point pour stocker l’énergie produite en période de surplus et être en mesure de l’utiliser plus tard, en période de pointe. Celle qui est la plus répandue dans le monde est la centrale hydroélectrique à réserves pompées, qui utilise l’électricité en période creuse pour pomper l'eau dans un réservoir, pour ensuite la relâcher et produire de l'électricité à nouveau quand la demande augmente.

Le stockage par air comprimé est un autre mode qui permet de stocker l’énergie sur de longues périodes à faible coût. Des compresseurs électriques compriment de l’air dans de grands réservoirs pour charger le système. Pour récupérer l’énergie, on ouvre des valves pour laisser l’air reprendre de l’expansion en entraînant une turbine qui génère de l’électricité.

Dans le cas de l’entreprise Energy Vault, qui utilise des blocs de béton empilés, les coûts totaux de ce système par gravité seront de quatre à cinq fois moins élevés que ceux qui utilisent les batteries lithium-ion. Cette technologie de stockage connaît une forte croissance en raison de la baisse des coûts associée à l'utilisation massive de ces batteries dans les voitures électriques.

Étant donné que les analystes du secteur s'attendent à ce que la capacité mondiale de stockage soit multipliée par 10 ou même par 15 d'ici cinq ans, on voit émerger, à l'heure actuelle, une multitude de solutions adaptées aux différents besoins de stockage à court, moyen ou long terme.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi