•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À la recherche de l'origine animale du nouveau coronavirus

Les années lumière

Avec Marie-France Bélanger

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

À la recherche de l'origine animale du nouveau coronavirus

Un homme en tenue de protection au milieu du marché.

Le marché de fruits de mer de Wuhan, foyer de l’épidémie.

Photo : Reuters / Darley Shen

L'épidémie de COVID-19 qui s'est déclarée en Chine, en janvier, a déclenché une course pour trouver la source de la nouvelle souche du coronavirus, qu'on appelle officiellement maintenant le SARS-CoV-2. L'enquête pointe maintenant vers le pangolin, un petit mammifère qui aurait joué le rôle d'espèce intermédiaire entre la chauve-souris et l'humain. Alexandre Touchette a cherché à savoir comment les scientifiques s'y prennent pour remonter cette chaîne de transmission jusqu'à l'espèce animale à l'origine d'une épidémie.

Les autorités sanitaires chinoises ont mené une enquête épidémiologique en prélevant des échantillons sur les animaux vivants vendus au marché de Wuhan, qui a été identifié comme foyer probable de l’épidémie. Ahidjo Ayouba, virologue et chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), à Montpellier, en France, explique qu’agissant un peu comme la police scientifique, les chercheurs et chercheuses analysent l’ADN des virus trouvés chez les animaux pour voir avec quel virus connu ils sont les plus proches.

Dans ce cas précis, des scientifiques de Chine ont déterminé que l’ADN du coronavirus trouvé chez les pangolins est à 99 % identique au nouveau coronavirus trouvé chez des patientes et patients infectés. Cela laisse croire que la chauve-souris – qui tolère bien ce virus, mais qui ne peut pas le transmettre à l’humain – a servi d’espèce-réservoir. Le virus aurait ensuite muté pour infecter le pangolin, qui a développé une charge virale beaucoup plus élevée, ce qui a augmenté les risques de transmission à l’être humain.

À l’Université Colorado State, aux États-Unis, des scientifiques ont tenté de reproduire des conditions semblables à celles que l’on trouve dans les marchés d’animaux vivants en empilant, dans un laboratoire sécurisé, des cages comprenant différentes espèces d’animaux. Ces spécialistes introduisent ensuite un virus dans cet environnement pour voir comment il évolue génétiquement et comment se fait la transmission d’une espèce à l’autre.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi