•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Traiter la diphtérie sans recourir au cheval

Les années lumière

Avec Marie-France Bélanger

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

Traiter la diphtérie sans recourir au cheval

Un cheval.

Depuis plus de cent ans, on vaccine des chevaux pour ensuite puiser dans leur sang les anticorps capables de traiter la diphtérie chez l'homme.

Photo : iStock

Grâce à des manipulations génétiques, des scientifiques ont réussi à produire, à partir de cellules humaines, des anticorps capables d'éliminer les toxines tueuses de la diphtérie.

Cette découverte d'anticorps monoclonaux pourrait permettre de traiter les malades souffrant de diphtérie sans emprunter au système immunitaire de chevaux, comme on le fait depuis plus d'un siècle.

En effet, le seul moyen que l'on avait, jusqu'ici, d'éviter la mort à certains patients diphtériques était de leur injecter des antitoxines puisées dans le sérum sanguin de chevaux vaccinés contre la maladie.

Le problème avec cette technique, c'est que jusqu'à 5 % des malades sont allergiques à la substance. On s'inquiète aussi de la qualité variable de ces anticorps animaux et des conditions dans lesquelles les chevaux sont exploités, dans les endroits du monde où l'on fabrique ces produits.

Grâce à la technologie d'expression phagique, des scientifiques de Grande-Bretagne et d'Allemagne ont réussi à produire des anticorps efficaces contre la toxine diphtérique, et ce, à partir de cellules humaines.

Des essais sur des rongeurs ont montré l'efficacité du traitement, qu'il faudrait maintenant tester sur des êtres humains.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi