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Les années lumière

Avec Sophie-Andrée Blondin

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

Sauver les baleines depuis l’espace

Les baleines soufflent à la surface de la mer

Un groupe de baleines noires de l'Atlantique Nord photographiées dans le golfe du Saint-Laurent à l'aide d'un drone et aux fins de recherche scientifique.

Photo : Ministère des Pêches et des Océans du Canada

Des biologistes marins et des ingénieurs spécialisés dans les satellites se lancent ensemble au secours des baleines. Leur projet technologique pourrait permettre de sauver certaines espèces de la disparition.

Les ingénieurs des laboratoires Draper, à Cambridge, au Massachusetts, n’ont pas l’habitude de travailler avec les biologistes du grand New England Aquarium, même si ces spécialistes se trouvent tout près, à Boston.

Habituellement, ces scientifiques planchent plutôt sur des projets aéronautiques, des aventures avec la National Aeronautics and Space Administration (NASA), la conquête de l’espace.

Mais notre planète se porte mal, et ces équipes ont décidé d’agir. Les deux groupes se lancent donc ensemble, ce mois-ci, dans le projet Counting Whales From Space (compter les baleines depuis l’espace).

L’idée, c’est de mettre au point des outils informatiques capables d’identifier les régions de l’océan qui sont vitales pour les grands mammifères marins. Des régions qu’on connaît bien, près des côtes, mais qu’on a du mal à identifier au large.

Apprentissage-machine et mystères du grand large

L’équipe veut mettre au point des algorithmes capables de prédire quelles aires sont importantes pour les baleines, le tout à partir des tonnes de données que les dizaines de satellites qui épient la Terre en permanence colligent déjà sur les océans.

Imagerie électro-optique, images radar, imagerie thermique, bathymétrie… Ces données existent, mais elles ne sont pas interprétées, pour l’instant, de manière à nous éclairer sur les habitudes des baleines qui se trouvent en haute mer.

En analysant ce matériel à la lumière des données que les biologistes amassent déjà, plus près des côtes, et en usant de techniques d’apprentissage-machine sophistiquées, les scientifiques espèrent apprendre à des ordinateurs à identifier les zones cruciales à la vie de différentes espèces de baleines, y compris dans les endroits les plus reculés du globe.

Un outil pareil, s’il fonctionne, tombera à point. La communauté internationale doit signer cette année une entente en vue de protéger 30 % des eaux internationales; une proportion minimale à protéger d’ici 10 ans, selon les spécialistes, pour ralentir le déclin des écosystèmes marins.

Or, il ne suffira pas de protéger un tiers des aires océaniques. Il faudra protéger les zones sensibles, qu’on connaît encore bien mal.

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