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Sclérose en plaques : un nouveau médicament pour ralentir les symptômes

Les années lumière

Avec Sophie-Andrée Blondin

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

Sclérose en plaques : un nouveau médicament pour ralentir les symptômes

Audio fil du dimanche 15 janvier 2017
Une personne en sarrau pointe la coupe d'un cerveau sur une radiographie.

L’ocrélizumab est une source d'espoir pour les gens qui souffrent de sclérose en plaques.

Photo : iStock

L'ocrélizumab, un médicament destiné aux personnes atteintes de sclérose en plaques, est plus efficace et présente moins d'effets secondaires que les traitements développés par le passé, explique Douglas Arnold, neurologue ayant participé à sa conception. Ce médicament est aussi le premier à alléger les symptômes de la forme progressive de cette maladie, révèle-t-il dans un reportage de Jean-François Bouthillette.

Le médicament, qui rend la communauté scientifique très optimiste, vise un autre type de cellules que ses prédécesseurs, soit les lymphocytes B, qui sont, selon le neurologue Pierre Duquette, « a clé de voûte, l’un des éléments centraux de la réponse inflammatoire responsable de la sclérose en plaques ». Ce spécialiste, qui n’a pas participé au développement de l’ocrélizumab ni à ses tests cliniques, parle « d’une percée qui est l’aboutissement de travaux entamés il y a une vingtaine d’années ».

La sclérose en plaques est une maladie dégénérative. Elle advient lorsque le système immunitaire s’en prend au système nerveux central, explique Jean-François Bouthillette. La perte de coordination et d’équilibre ainsi que des problèmes de cognition et de vision font partie des symptômes. Environ 80 % des patients souffrent de la forme poussée-rémission, c’est-à-dire d’épisodes cycliques qui s’estompent. Les autres sont atteints de la forme progressive, caractérisée par un déclin lent des conditions de vie.

Résultats cliniques

Jérôme De Sèze, coauteur de l’étude parue dans le New England Journal of Medicine, s’enthousiasme des résultats de tests effectués sur des centaines de personnes sur une période de deux ans. L’ocrélizumab diminuerait l’intensité des symptômes pour la forme poussée-rémission et serait le premier traitement qui fonctionne dans le cas de la forme progressive. Son homologation est en cours aux États-Unis et en France, et pourrait également être terminée au Canada dès cette année.

Attentes modérées
Pierre Duquette prévient toutefois les personnes atteintes de sclérose en plaques et leurs proches : l’ocrélizumab « ralentit la progression de la maladie, mais ne recule pas les horloges ». Ceux qui ont reçu un diagnostic il y a longtemps et qui vivent depuis de nombreuses années avec cette maladie ne profiteront probablement pas énormément de ce développement. Malgré tout, le spécialiste estime qu’on s’approche de la découverte de « l’élément initial qui déclenche la cascade » qu’est la sclérose en plaques.

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