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Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 25 août 2019

Les araignées agressives survivent mieux aux ouragans

Publié le

Une toile d'araignée forme une boule de la taille d'un ballon autour d'une branche d'arbre.
Des colonie d'araignées dans le sud des États-Unis tissent leurs toiles autour de branches, en bordure des rivières.   Photo : Jonathan Pruitt, Université McMaster

Jonathan Pruitt est du genre à courir deux sujets de recherche à la fois : les araignées et les ouragans. Ce professeur de l'Université McMaster, en Ontario, étudie plus précisément le comportement des araignées jusque dans leurs derniers retranchements, même après une tempête.

En 2018, le professeur Pruitt voulait savoir si, au sein d’une même espèce, des araignées au comportement plus agressif avaient plus de chance de survivre que d’autres ayant un caractère plus docile. Il a choisi l’Anelosimus studiosus, l'une des rares espèces d’araignées parmi les quelque 50 000 identifiées dans le monde à être reconnue pour sa personnalité plutôt sociable.

Même au sein d’une même espèce, il peut y avoir des araignées plus agressives que d’autres. Jonathan Pruitt a donc fait le pari d’observer ces types d’araignées quelques heures avant le passage d’un ouragan et tout juste après, afin de vérifier lesquelles parviendraient à mieux s’en sortir à plus ou moins long terme.

L’an dernier, il s’est donc rendu dans les zones frappées par les ouragans Alberto, Florence et Michael, tout juste avant et immédiatement après leur passage ravageur dans le sud des États-Unis. Le professeur a fait le décompte de pas moins de 240 colonies d’araignées. Il a vérifié leur degré d’agressivité dans la capture des proies prises dans leurs toiles. Il est ensuite revenu sur place pour constater le nombre de bébés qui avaient survécu des mois après que les tempêtes eurent frappé leurs colonies.

Les résultats de ses recherches, publiés cette semaine dans la revue Nature Ecology and Evolution, montrent un net avantage pour les araignées plus agressives.

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