Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 18 août 2019

Des chercheurs tentent d’améliorer l’efficacité des implants cochléaires

Publié le

Radiographie d'un implant cochléaire
Radiographie d'un implant cochléaire   Photo : Courtoisie CHU de Québec

Qu'elles soient nées sourdes ou qu'elles aient perdu l'audition graduellement à l'âge adulte, les personnes qui portent des implants cochléaires parviennent à communiquer. Comprendre la parole est une priorité pour elles. Leur défi est beaucoup plus grand, cependant, quand vient le temps de percevoir la musique ou les émotions.

À ne pas confondre avec les appareils auditifs – qui servent à amplifier les sons sous forme de vibrations acoustiques –, les implants cochléaires transforment les sons en impulsions électriques à l’aide d’électrodes. Celles-ci, miniatures, sont logées directement dans la cochlée, qui, elle, se trouve dans l’oreille interne.

Une équipe de recherche en oto-rhino-laryngologie et en neurosciences tente de mettre au point des façons d’améliorer l’efficacité de ces implants. Elle souhaite aussi trouver des moyens de réduire l’effort d’écoute que les personnes qui utilisent cette technologie doivent déployer.

Illustration de l'anatomie d'une oreille, où l'on voit un transmetteur et un appareil externe, puis le récepteur, les électrodes, la cochlée et le tympan.
Les implants cochléaires sont munis d'un récepteur qui envoie des électrodes jusqu'à la cochlée. Photo : Radio-Canada

Mickael Deroche est professeur adjoint au Département de psychologie de l'Université Concordia. Il est également professeur adjoint en oto-rhino-laryngologie à l’Université McGill. Il mène des travaux de recherche en neurosciences et se spécialise dans les implants cochléaires. Certaines de ses expériences sont réalisées dans les locaux du Centre de recherche sur le cerveau, le langage et la musique, à Montréal. Ce centre est aussi utilisé par d'autres chercheurs et chercheuses de plusieurs universités montréalaises.

Pour tenter de reproduire ce que des personnes qui ont un implant cochléaire peuvent entendre, lui et ses collègues utilisent notamment divers échantillons de sons, de mots, de phrases et de musique. Ces extraits sonores ont été conçus en divisant les sons en fréquences, puis en modulant les amplitudes et les impulsions électriques. La hauteur des sons est difficilement perceptible avec des implants, ce qui explique la difficulté à identifier et à interpréter les émotions, que ce soit dans la voix ou dans la musique.

Chargement en cours