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Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 11 août 2019

Petits chocs, gros effet sur le cerveau

Publié le

Marc-Olivier Brouillette, des Alouettes de Montréal, plaque le receveur du Rouge et Noir d'Ottawa lors d'un match disputé à Ottawa le 1er octobre 2015 (archives).
Marc-Olivier Brouillette, des Alouettes de Montréal, plaque le receveur du Rouge et Noir d'Ottawa lors d'un match disputé à Ottawa le 1er octobre 2015 (archives).   Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Des scientifiques des États-Unis montrent que le cumul des coups de routine, au football, a un effet important sur la structure du cerveau des joueurs, même si ces coups ne causent pas de commotion cérébrale.

Pour la toute première fois, les 38 joueurs d’une équipe de football universitaire américaine ont été suivis de deux manières par des spécialistes.

D’abord, pendant une saison entière, les scientifiques ont examiné les chocs reçus pendant les matchs ainsi qu'à l’entraînement. Non seulement les chocs très violents, mais aussi l’ensemble des coups soumettant la tête du joueur à une force d’au moins 10 g (un « g » correspond à l’accélération d’un objet soumis à la gravité terrestre).

Les spécialistes du cerveau ont aussi pris soin de recourir à l’imagerie par résonance magnétique pour faire un portrait de chacun des cerveaux avant la saison, et un autre au terme de la saison.

Collectivement, les membres de l’équipe ont vécu quelque 20 000 chocs, apparemment bénins, à l’exception de deux commotions cérébrales diagnostiquées en cours d’année.

Cela représente donc, en moyenne, quelques centaines de chocs par joueur par année, ou une vingtaine par semaine. Des chocs de routine : blocs, plaquages, chutes... Des coups qui ne sont pas nécessairement portés à la tête et qui ne causent pas de symptômes de commotion.

Or, l’analyse montre que ces chocs ont bel et bien eu un effet sur la structure du cerveau, endommageant la matière blanche.

Au final, les scientifiques exposent clairement une relation de cause à effet entre ces chocs répétés dans le sport et les dégâts qu'ils causent, parvenant même à montrer que plus le nombre de ces chocs sous-commotionnels était grand, plus la matière blanche du cerveau était abîmée.

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