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Marie-France Bélanger
Audio fil du dimanche 12 mai 2019

Changements climatiques, tiques et moustiques

Publié le

La Dre Catherine Bouchard, vétérinaire épidémiologiste à l'Agence de la santé publique du Canada, prélève des tiques à l'aide d'une flanelle.
La Dre Catherine Bouchard, vétérinaire épidémiologiste à l'Agence de la santé publique du Canada, prélève des tiques à l'aide d'une flanelle. Les spécimens prélevés et leur analyse en laboratoire offrent un portrait du risque d'infection.   Photo : Catherine Bouchard (CB2)

Tic. Tic. Tic... Les scientifiques sont formels : les changements climatiques entraînent un risque de plus en plus élevé, chez nous, de contracter des infections transmises par les tiques et les moustiques. Non seulement sommes-nous toujours plus exposés à la maladie de Lyme et au virus du Nil occidental, mais nous devrons désormais composer avec de nouvelles maladies émergentes.

Un moustique tigre (Aedes Albopictus)
Un moustique tigre (Aedes Albopictus) Photo : getty images/istockphoto/GordZam

Babésiose, anaplasmose, encéphalite équine de l'Est ou autre; liées aux virus de Powassan ou de Jamestown Canyon, ou encore au virus Snowshoe hare… Ces noms de maladies semblent aujourd’hui exotiques et le risque, lointain. C’était le cas pour le virus du Nil occidental ou la maladie de Lyme, au tournant de l’an 2000.

Pourtant, si ces infections sont encore très rares au pays, désormais, on trouve bien des cas humains chez nous. Et il y en aura vraisemblablement de plus en plus, préviennent les experts.

C’est que les changements climatiques et l’adoucissement des températures ont déjà des effets concrets sur les populations de tiques et de moustiques, révèlent des études récentes.

Ces petites bêtes, certaines nouvellement endémiques au Canada, continuent d’occuper des territoires de plus en plus nordiques. Or, non seulement progressent-elles géographiquement et sont-elles plus nombreuses, mais elles sont maintenant actives sur une plus longue période de l’année.

Les changements dans leur cycle de vie font aussi en sorte qu’elles sont des vecteurs plus efficaces de transmission de maladies connues, mais également d’infections nouvelles.

Le moustique tigre s’est maintenant installé dans le sud de l’Ontario, par exemple. Ce maringouin, porteur ailleurs des virus Zika et chikungunya ainsi que de la dengue, n’apportera pas nécessairement ces maladies avec lui. Toutefois, on sait qu’il ajoutera encore au risque de contracter le virus du Nil occidental, déjà présent sur le territoire.

Les tiques à pattes noires sont actives dès que la neige fond, et elles peuvent transmettre la maladie de Lyme.
Les tiques à pattes noires sont actives dès que la neige fond, et elles peuvent transmettre la maladie de Lyme. Photo : Radio-Canada

À l’Agence de la santé publique du Canada, on recommande aux gens de prendre l’habitude d’utiliser des répulsifs, de porter des vêtements plus longs dans la nature et d’être à l’affût des piqûres de tiques ou de moustiques. On souhaite aussi que les médecins apprennent à mieux reconnaître et traiter ces infections.

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