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Marie-France Bélanger
Audio fil du dimanche 3 mars 2019

Une naine blanche bleue et la mise en service de SPIROU

Publié le

Comparaison entre le Soleil (à gauche), la naine blanche bleutée WD J2356-209 (au centre) et une étoile naine blanche (à droite).
Comparaison entre le Soleil (à gauche), la naine blanche bleutée WD J2356-209 (au centre) et une étoile naine blanche (à droite).   Photo : Simon Blouin

Petit doublé, cette semaine, dans le domaine de l'astronomie. Une étude publiée dans The Astrophysical Journal et dirigée par Simon Blouin, de l'Université de Montréal, s'intéresse à une étoile naine blanche, la WD J2356-209. Cette étoile est particulière non seulement parce qu'on n'a jamais vu autant de sodium dans une naine blanche, mais aussi parce que celle-ci est bleue, mais de manière inhabituelle.

À l'Université de Montréal, on souligne aussi cette semaine l'installation, à l'observatoire du Téléscope Canada-France-Hawai, de l'instrument SPIROU. SPIROU – acronyme formé à partir de « SPectropolarimètre InfraROUge – devrait permettre de mesurer la vitesse des étoiles en vue de déterminer la masse des planètes qui tournent autour. Un renseignement fondamental pour mieux connaître les exoplanètes.

Une naine blanche bleutée
Une étude publiée dans The Astrophysical Journal s'est donc penchée plus particulièrement sur le cas de WD J2356-209, une étoile qu'on connaissait déjà depuis un bon moment, mais qui intriguait les spécialistes du domaine de l'astronomie. Il s'agit d'une étoile naine blanche; un cadavre d'étoile, soit le sort qui attend la grande majorité des étoiles après consommation de tout leur carburant nucléaire. Mais la particularité de cette naine blanche est sa couleur bleue. Rien, dans notre système solaire, ne contient autant de sodium pur. Selon les modélisations effectuées par Simon Blouin, étudiant au doctorat en astrophysique à l'Université de Montréal, membre du Centre de recherche en astrophysique du Québec et rédacteur principal de cette étude, un astéroïde de 100 kilomètres de diamètre contenant du sodium se serait écrasé sur l'étoile, la teintant ainsi de bleu.

SPIROU, l'appareil qui mesure la vitesse des étoiles
L'instrument SPIROU est le fruit d'une collaboration internationale impliquant non seulement le Québec, mais aussi la France, le Brésil, la Suisse et le Portugal. Il a été développé par des équipes de l'Université de Montréal et de l'Université Laval, et résulte d'une expertise mise au point grâce au laboratoire de l'Observatoire du Mont-Mégantic, en Estrie. Après différents tests effectués, SPIROU est maintenant prêt à faire ses premières observations au Télescope Canada-France-Hawai, installé au sommet du volcan Mauna Kea, à Hawai. Ces observations permettront ensuite de déterminer la masse des planètes qui tournent autour de ces étoiles en mesurant leur influence sur la vitesse des astres.

Bande dessinée sur le spectropolarimètre infrarouge.
Bande dessinée sur le spectropolarimètre infrarouge (SPIRou).   Photo : Jean-Yves Duhoo

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