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Les années lumière

Avec Sophie-Andrée Blondin

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

Disparition des dinosaures : la faute aux volcans ou à une météorite?

Audio fil du dimanche 24 février 2019
Des silhouettes de dinosaures.

Les extinctions de masse ne sont rarement attribuables qu'à un seul phénomène, selon François Therrien.

Photo : getty images/istockphoto / vencavolrab

La disparition des dinosaures est un sujet qui soulève bien des discussions. Cette semaine, deux études publiées dans Science proposent deux thèses distinctes à ce sujet. Car s'il est généralement admis que les dinosaures se sont éteints il y a environ 66 millions d'années, on ne s'entend pas sur ce qui a été la cause de cette disparition. L'extinction est survenue, notamment, lors de l'impact de la météorite de Chicxulub, associée à des éruptions volcaniques massives dans la région du Deccan, en Inde. Mais qui, de la météorite ou des volcans, a eu le plus d'incidence?

Règle générale, il est convenu que les dinosaures se sont éteints il y a environ 66 millions d'années, c'est-à-dire à la fin du Crétacé, une période suivie par le paléogène. Cette extinction de masse est survenue, entre autres, lors de l'impact de la météorite de Chicxulub (de 10 kilomètres de diamètre), au Yucatan actuel, le tout associé à un autre événement : les éruptions volcaniques survenues dans la région du Deccan, en Inde. Plusieurs thèses s'affrontent sur cette disparition, mais la plus vraisemblable selon François Therrien, conservateur en paléoécologie des dinosaures au musée Royal Tyrrell, en Alberta, est celle de la disparition subite.

Pour ce qui est de la distinction entre les deux études, il s'agit essentiellement d'une question de proportions entre le rôle du volcanisme et celui de la météorite. Et il y a aussi un débat sur les méthodes de datation, soit celles de l'uranium-plomb pour la première équipe (de l'Université de Princeton, au New Jersey) et de l'argon-argon pour la seconde équipe, dont les membres ont été dirigés par un chercheur de l'Université de Californie à Berkeley. La marge d'erreur sur la durée du volcanisme et son apparition est de quelques dizaines de milliers d'années du côté de la première équipe et de plusieurs centaines de milliers d'années dans le cas de l'autre.

Mais peu importe la conclusion à laquelle on arrive, qu'on attribue la disparition des dinosaures davantage au volcanisme ou à la météorite, les extinctions de masse ne sont rarement attribuables qu'à un seul phénomène, selon François Therrien. Ce serait donc une combinaison de facteurs qui serait à l'origine de la disparition des dinosaures.

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