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Animatrice Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 17 février 2019

Découverte des plus vieilles traces de vie mobile sur Terre

Publié le

Les traces montrent que des organismes étaient capables de se déplacer il y a 2,1 milliards d'années
Les traces montrent que des organismes étaient capables de se déplacer il y a 2,1 milliards d'années   Photo : CNRS/Université de Poitier/ Abderrazak El Albani

Si notre planète, la Terre, est née il y a un peu plus de 4 milliards d'années, la première vie unicellulaire est quant à elle apparue il y a environ 3,8 milliards d'années. Mais les traces de déplacement d'êtres vivants restent difficiles à trouver. Une équipe de chercheurs internationaux dirigée par un géologue français vient de faire la preuve la plus lointaine d'un tel mouvement, le situant à plus de 2,1 milliards d'années.

Jusqu'ici, les indices les plus anciens de déplacement d'un organisme vivant remontaient à environ 570 millions d'années; des traces trouvées en Australie. C'est donc une équipe multidisciplinaire qui a débusqué des signes de cette vie, chez des êtres vivants multicellulaires, sur un site unique situé sur le continent africain – au Gabon, plus précisément.

Une équipe qui n'en est pas à sa première découverte

Dirigée par le géologue français Abderrazak El Albani, l'équipe avait déjà confirmé la découverte des plus vieux fossiles d'organismes pluricellulaires sur ce site, situé au sud-est au pays. Leur âge étant fixé à 2,1 milliards d'années, on dépassait ainsi de peu des fossiles d'algues trouvés en 1992 à Marquette, au Michigan.

Ces traces de déplacement d'êtres vivants découvertes récemment au Gabon ont l'apparence de petits tunnels dans la roche. On ignore exactement quels êtres vivants sont à l'origine de ces tubes, qui sont à la fois horizontaux, verticaux et obliques, mais il pourrait s'agir d'amalgames de microbes – sans doute des amibes – poussés par la faim et, donc, à la recherche de nourriture.

Un site riche en fossiles très anciens et peu transformés

L'état du terrain où le géologue Abderrazak El Albani et ses collègues travaillent, dans le secteur de Franceville, est particulier. Depuis les origines de la Terre, les volcans et les mouvements de plaques tectoniques ont provoqué plusieurs brassages géologiques, même après l'apparition de la vie. Mais ce site précis du Gabon a été un peu moins affecté par tous ces chamboulements, ce qui fait sa richesse. Pour déterminer l'âge même du site, le professeur El Albani et ses collègues, qui viennent de plusieurs disciplines, ont procédé à des datations géochronologiques sur la base des analyses des éléments uranium et plomb ainsi que de plusieurs autres techniques avancées.

Cette équipe pourrait nous revenir avec d'autres découvertes puisqu'elle retourne sur le site à raison d'une fouille par an, durant la saison sèche.

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