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Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 3 février 2019

Mieux comprendre les carambolages

Publié le

Le carambolage à Innisfil en février 2014, de la neiget et des dizaines de véhicules et de camions se sont rentrés dedans
Le carambolage à Innisfil en février 2014   Photo : Radio-Canada

L'hiver, particulièrement rigoureux cette année en Amérique du Nord, et donc au Québec, peut devenir un cauchemar pour les automobilistes, surtout les plus pressés, celles et ceux qui ne modifient pas suffisamment leur conduite en fonction des conditions routières et météorologiques. Plus on est pressé, plus on est à risque, notamment d'être impliqué dans une collision, voire dans un carambolage.

Les carambolages sont-ils causés par une météo capricieuse ou par un automobiliste qui n'a pas su s'adapter? Chose certaine, ces accidents à collisions multiples surviennent en toute saison. Les carambolages peuvent être causés par le brouillard, les tempêtes de sable, les éblouissements de soleil, la pluie, la pluie verglaçante, la glace noire, la neige, les bourrasques et par ce qu'on appelle le phénomène du voile blanc, comme celui qui est survenu récemment sur l’autoroute Félix-Leclerc, dans la région de Lanaudière.

Au Québec, on compte toutefois plus de carambolages l'hiver que l'été, les humeurs de la nature étant ce qu’elles sont chez nous. Selon des chiffres de la Société d'assurance automobile du Québec (SAAQ), entre 2012 et 2017, c'est en janvier qu'on compte le plus grand nombre d'accidents automobiles impliquant 10 véhicules ou plus.

En janvier, pour ces années-là, on dénombrait au Québec 34 accidents de ce type, tandis qu'il y en avait eu 16 en mars et en décembre, et 13 en novembre. En février, on comptait 6 accidents impliquant 10 véhicules ou plus. Les carambolages répertoriés par la SAAQ sont donc survenus en plus grand nombre les mois où des conditions hivernales prévalent. Pour tous les autres mois de l’année, on compte moins de cinq accidents de ce type entre 2012 et 2017. Le grand nombre de carambolages survenus en janvier s’expliquerait surtout par l’accroissement de la circulation sur nos routes à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Qu’on se le dise, l’automobiliste pourra toujours pester contre le manque d’abrasif ou encore le manque d’arbres le long des routes; le facteur humain reste déterminant, selon les experts en sécurité routière. Bien sûr, et les experts en conviennent, quand survient un événement météorologique, il peut être difficile d'éviter d’être impliqué dans un carambolage. Mais les conditions météo saisonnières devraient, au départ, avoir obligé le conducteur à moduler sa stratégie de conduite.

Selon Martin Lavallière, professeur en kinésiologie au Département des sciences de la santé de l'Université du Québec à Chicoutimi et membre du Réseau de recherche en sécurité routière du Québec, il faut avoir au moins deux secondes d'écart avec la voiture qui nous précède pour réagir adéquatement et éviter une collision ou un carambolage. On ajoutera quelques secondes à ce minimum selon les conditions, précise le chercheur; « jusqu’à six secondes s’il le faut ».

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