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Ce que la science nous apprend sur la grossophobie

Les années lumière

Avec Sophie-Andrée Blondin

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

Ce que la science nous apprend sur la grossophobie

Audio fil du dimanche 12 août 2018
Une balance sur un vieux plancher

Est-ce que la science peut réconcilier la promotion de la diversité des corps et la lutte contre l’obésité?

Photo : getty images/istockphoto / Srdjanns74

Dimanche, Netflix mettra en ligne sa nouvelle série Insatiable, qui raconte comment une adolescente victime de harcèlement devient soudainement populaire après avoir perdu plusieurs kilos. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer la stigmatisation des personnes en surplus de poids. D'un point de vue scientifique, comment réconcilier d'une part la promotion de la diversité des corps et, d'autre part, la lutte contre l'obésité?

L'actrice Debby Ryan est dans un supermarché et regarde quelque chose qui la rend triste dans la série « Insatiable ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'actrice Debby Ryan dans la série Insatiable

Photo : Netflix

Mesurer les effets
Que dit la science sur l’incidence d’une série télévisée comme Insatiable sur les préjugés envers les personnes obèses? La professeure en sciences de l’exercice Angela Alberga rappelle que des chercheurs de l’Université d’Alberta ont démontré que le visionnement d’un extrait de trois minutes de l’émission de télévision Qui perd gagne (The Biggest Looser) pouvait susciter des préjugés et des attitudes négatives envers les personnes obèses.

Angela Alberga affirme que les émissions qui simplifient la gestion de poids en parlant uniquement de la diète et de l'exercice augmentent l’impression qu’il est facile de perdre du poids. Ainsi, on perçoit plus négativement l’obèse en affirmant qu’il est paresseux, sédentaire et qu’il se nourrit mal, alors que le gain de poids est le résultat d’une interaction complexe de facteurs génétiques, physiologiques, psychologiques et environnementaux qui ne sont pas seulement sous le contrôle de l’individu.

Être en santé, au-delà du poids

Cependant, l’obésité étant un problème de santé publique, il ne faut pas la banaliser non plus, souligne ce chercheur. Il y a différents types d’obésité, et certains sont associés de façon plus étroite avec la présence de problèmes métaboliques. En somme, il faut davantage faire de l’exercice et bien manger que de surveiller continuellement son poids sur le pèse-personne.

« Le paradigme de l’atteinte de la santé repose de façon beaucoup trop prédominante sur l’atteinte d’un poids santé, qui n’est pas nécessaire.

André Tchernof, professeur titulaire à l’École de nutrition de l’Université Laval

Invités :
Angela Alberga, professeure adjointe en sciences de l’exercice à l’Université Concordia
André Tchernof, professeur titulaire à l’École de nutrition de l’Université Laval

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