Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Marie-France Bélanger
Audio fil du dimanche 29 octobre 2017

Véganisme : régime, idéologie ou fanatisme alimentaire?

Publié le

Militante tenant une affiche qui dénonce l'industrie porcine lors d'une manifestation «anticarniste»
Le mouvement végane laisse une grande place au militantisme « anticarniste ».   Photo : Getty Images

Si le véganisme tente de retirer l'exploitation des animaux des habitudes de consommation, l'idéologie fait une grande place à leur défense active. La philosophe Valéry Giroux explique en quoi la consommation de viande se compare au racisme.

Le véganisme est une position qui relève de la morale et de la politique.

Valéry Giroux, philosophe

La philosophe affirme que les « carnistes », qui consomment de la viande, font aussi preuve d’idéologie : « On ne perçoit pas le “carnisme” comme une idéologie parce qu’elle est dominante, parce qu’on pense que c’est la manière normale de voir les choses. »

Valéry Giroux voit le « carnisme » et le véganisme comme des idéologies opposées.

Regarder de haut les autres êtres vivants
La philosophe aborde le spécisme, qui prône la supériorité d'une espèce sur les autres, à l'avantage de l'espèce humaine. Ainsi, l’être humain justifie sa domination sur les autres êtres vivants en utilisant des critères biologiques. Par exemple, il se base sur sa qualité d’omnivore pour manger, donc tuer, des animaux.

C’est là que Valéry Giroux fait un rapprochement entre la consommation de viande et le racisme, car, même si l’on peut trouver des facteurs biologiques qui différencient les êtres vivants, le spécisme n’a pas de pertinence morale en soi.

Les antispécistes vont critiquer le spécisme, vont le percevoir comme une discrimination arbitraire, qui est condamnable d’un point de vue moral, comme le sont le racisme, le sexisme et l’âgisme.

Valéry Giroux, philosophe

Valéry Giroux, coordonnatrice du Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal, vient de publier avec Renan Larue Le véganisme dans la collection Que sais-je?. L’essai aborde ce mode de vie, devenu un mouvement social et politique qui entend changer les habitudes de vie de la société.

Chargement en cours