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Scientifiques de l’année 2020 : ces modélisateurs qui décortiquent la pandémie pour mieux la révéler

Les années lumière

Avec Sophie-Andrée Blondin

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

Scientifiques de l’année 2020 : ces modélisateurs qui décortiquent la pandémie pour mieux la révéler

Marc Brisson, Julien Arino, Caroline Colijn et Mathieu Maheu-Giroux.

Marc Brisson, Julien Arino, Caroline Colijn et Mathieu Maheu-Giroux remportent le titre de Scientifiques de l'année 2020 Radio-Canada.

Photo : Radio-Canada

Ce sont eux qui font « parler » les modèles mathématiques nécessaires à la compréhension de la pandémie et à l'anticipation de ses conséquences sur la société. Radio-Canada remet le prix du Scientifique de l'année 2020 à quatre modélisateurs épidémiologistes canadiens : Caroline Colijn, Marc Brisson, Mathieu Maheu-Giroux et Julien Arino.

Ces quatre lauréats représentent l’équipe de modélisateurs canadiens dont les travaux ont permis d’illustrer la progression de la COVID-19.

En produisant des modèles élaborés, ils ont donné des clés aux gouvernements pour évaluer l’efficacité de l’imposition de mesures sanitaires restrictives, notamment. Un des lauréats, Marc Brisson, est directeur du groupe de modélisation de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Il dit de son travail qu’il consiste en une représentation simplifiée de la réalité qui permet de comprendre une situation complexe.

Aspirés par la pandémie

Chose certaine, ces investigateurs du réel ont été aspirés par la pandémie lorsqu’il a été clair que le Canada n’allait pas y échapper.

Après avoir travaillé sur le coronavirus de 2009, Julien Arino redoutait la venue d’une nouvelle épidémie mondiale. Celui qui est rattaché au Département de mathématiques de l’Université du Manitoba explique que la tâche de travail est considérable lorsqu’on se penche sur un événement de cette envergure.

Ses collègues abondent dans le même sens : leurs équipes respectives ont été consultées afin de savoir si elles étaient prêtes à affronter ce défi de taille.

Des données en or, mais changeantes

Les rapports des équipes de modélisateurs donnent un aperçu d’une situation au moment où sont récoltées les données utilisées pour l’analyse. Comme ces données changent constamment, la situation évolue sans cesse.

Grâce à leurs connaissances, les modélisateurs peuvent révéler l’évolution d’une infection comme la COVID-19 ou la malaria, mais aussi, comme c’est le cas de Mathieu Maheu-Giroux, du Centre des maladies infectieuses de l’Université McGill, l'élaboration de scénarios sur la violence faite aux femmes.

Les modélisateurs disposent d’une foule de données qu’ils traduisent ensuite en langage mathématique, ce qui leur permet de mieux cerner un système.

Immunité de groupe et aplatissement de la courbe

Leur langage savant a été rapidement adopté par les gouvernements et les médias. Ce phénomène a surpris la scientifique Caroline Colijn, professeure et chercheuse à l’Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique.

Le taux de reproduction de base, appelé le R0 (lire Rzéro), a fait son entrée dans l’usage quotidien. D’autres termes ont aussi fait leur place de manière encore plus évidente, comme aplatissement de la courbe – si cher au Dr Horacio Arruda au Québec –, taux de transmission et immunité de groupe.

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