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Marie-France Bélanger
Audio fil du dimanche 23 juillet 2017

Voiture ordinaire ou électrique, le débat fait rage

Publié le

Une voiture conventionnelle fait le plein au poste d'essence et une voiture électrique à la borne de recharge.
Une voiture conventionnelle au poste d'essence et une voiture électrique à la borne de recharge   Photo : iStock

De plus en plus, les consommateurs s'interrogent sur le cycle de vie des objets qu'ils achètent ainsi que sur leur effet sur l'environnement. L'un de ces achats d'importance est celui d'une automobile. Le choix de la voiture électrique est-il vraiment plus écologique? Pierre-Olivier Roy, analyste au Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG) de Polytechnique Montréal, répond à la question d'un auditeur au courrier des Années lumière.

L’analyste est l’un des auteurs d’une étude portant sur le cycle de vie des voitures électriques et à essence dans laquelle il a mesuré et comparé la performance des deux types de véhicules, de l’extraction des matières premières servant à leur construction jusqu’à leur fin de vie, selon différents indicateurs environnementaux.

Pour tous les indicateurs, le véhicule à essence engendre moins de conséquences environnementales, ce que Pierre-Olivier Roy attribue à ses composantes.

Les véhicules électriques ont plus de composantes en aluminium et plus de cuivre dans leurs circuits. Ces deux métaux ont des répercussions importantes, parce que l’aluminium nécessite plus d’énergie pour sa production, ça consomme plus de ressources.

Pierre-Olivier Roy

Réserves de lithium

Les voitures électriques fonctionnent grâce à des batteries au lithium. Le problème, souligne Pierre-Olivier Roy, c’est qu’avec la demande croissante, la pression sur la ressource s’accroît. Bien qu’elle soit suffisante pour l’instant, elle pourrait venir à manquer. Cette situation force la communauté scientifique à chercher des solutions de rechange. « Il y a beaucoup de recherche en ce moment pour récupérer le lithium des batteries usagées [ainsi que] pour trouver des matériaux plus économiques et qui ne seraient pas problématiques pour les batteries », ajoute-t-il.

Sur la route

C’est sur la route que le véhicule électrique se tire le mieux d’affaire, mais encore là, selon l’analyste du CIRAIG, il faut rouler entre 30 000 et 85 000 kilomètres pour estomper les conséquences environnementales de sa fabrication. Ce n’est qu’à partir de ce point qu’il est plus avantageux de rouler avec un véhicule électrique.

Et lorsque les voitures arrivent en fin de vie et que l’on doit les apporter à la ferraille, cela n’est guère mieux. « Le véhicule électrique est plus problématique que le véhicule à essence, notamment en ce qui a trait au recyclage des composantes de la batterie. À l’heure actuelle, il n’y a pas de solution idéale pour régénérer les batteries ou pour récupérer les éléments de la batterie au lithium », conclut-il.

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