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Dans les années 1960, le Canada devenait une « puissance spatiale »

Les années lumière

Avec Marie-France Bélanger

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

Dans les années 1960, le Canada devenait une « puissance spatiale »

Audio fil du dimanche 7 mai 2017
Trois scientifiques en veston observent et touchent au satellite Alouette 1, en 1961.

Trois scientifiques avec le satellite Alouette 1, un an avant son lancement, en 1961.

Photo : Communications Research Centre Canada

Le lancement du satellite Alouette 1, en 1962, marque non seulement le début de l'aventure spatiale canadienne, mais l'accomplissement d'un « énorme défi » faisant appel à l'utilisation de technologies toutes nouvelles à l'époque, raconte Joanna Boshouwers, vice-présidente de MDA Montréal, une société œuvrant dans le domaine des communications, de la surveillance et du renseignement.

Alouette 1, qui avait pour but de faire la surveillance de l’ionosphère, aurait pu ne pas voir le jour sans le travail de l’usine montréalaise de RCA Victor Research, appelée en renfort d’urgence pour construire un nouvel appareil permettant la transmission des données, à quelques semaines du lancement.

Les personnes au sein du Conseil de recherche pour la défense du Canada qui ont dirigé ce projet « étaient des pionniers », explique Joanna Boshouwers. « Ils ont réussi le défi du premier coup. » Un exploit de taille, considérant que le taux de réussite attendu était de seulement 50 % et que le satellite est demeuré actif 10 ans, soit beaucoup plus que la seule année qu’on attendait de lui.

Les grandes dates de l’aventure spatiale
Alouette 1 permettait au Canada d’être le troisième pays à rejoindre le club des puissances spatiales. L’innovation ne s’est toutefois pas arrêtée en 1962, comme le relate la spécialiste.

  • En 1972, le lancement d’Annik A-1, un satellite géostationnaire – c’est-à-dire qui reste toujours à la même position par rapport à la surface de la planète – permet aux communautés du nord du pays de bénéficier de 12 chaînes de télévision en couleurs.
  • Une petite équipe vancouvéroise sous-financée parvient, en 1978, à battre la forte compétition de la puissante NASA dans la mise au point d’un algorithme permettant de recréer une image de qualité à partir de données satellite, ce qui mènera à l’essor de l’imagerie radar.
  • Le premier bras canadien, appareil robotique de 15 mètres servant à effectuer des tâches téléguidées, quitte la Terre en 1981 sur la navette Colombia. Succès retentissant, le Canadarm est par la suite en forte demande partout dans le monde. Aujourd’hui, la Station spatiale internationale est équipée en permanence de deux bras du genre.
  • Radarsat-1 est lancé en 1995. Sa mission est d’observer la Terre en permanence, peu importe le moment du jour et les conditions météorologiques, afin de détecter des changements environnementaux. Il restera opérationnel pendant 17 ans, soit une durée trois fois plus grande que celle qui était prévue au départ.
L'astronaute Stephen K. Robinson ancré sur le bras canadienAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'astronaute Stephen K. Robinson ancré sur le bras canadien

Photo : NASA

Jusqu’en juin, l’émission Les années lumière présente chaque semaine les moments marquants et les personnages importants de la science au Canada, dans une série spéciale célébrant les 150 ans de la Confédération. Retrouvez l'ensemble des entrevues ici.

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