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Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 26 mars 2017

À court d’options, des réfugiés reviennent vivre à Fukushima

Publié le

Un employé de la Tokyo Electric Power Company devant les décombres d’un des réacteurs nucléaires à Fukushima
Un employé de la Tokyo Electric Power Company devant les décombres d’un des réacteurs nucléaires à Fukushima   Photo : Reuters / Toru Hanai

Les gens qui retourneront vivre à Fukushima, six ans après l'accident nucléaire qui a ravagé la région, ne le feront pas de gaieté de cœur, selon la sociologue Cécile Asanuma-Brice. En avril, le gouvernement japonais mettra fin à l'aide au logement pour les personnes déplacées à la suite de la catastrophe, forçant les moins fortunés à quitter le toit qui les abrite depuis 2011.

Celle qui habite Tokyo et qui travaille pour le Centre national de la recherche scientifique, un organisme public français, précise que la fin de l'aide financière touchera principalement des aînés avec peu de ressources. Ceux-ci devront regagner les petits villages entourant la centrale nucléaire, comme Iitate, une commune qui comptait environ 6000 habitants avant les tragiques événements.

Ce n’est pas une catastrophe nucléaire, c’en est une sans fin. C’est une multitude de catastrophes qui s’accrochent les unes aux autres.

Cécile Asanuma-Brice
Sacs contenants de la terre et des débris radioactifs jetés dans un dépotoir « temporaire » à Fukushima, le 22 février 2015.
Sacs contenants de la terre et des débris radioactifs jetés dans un dépotoir « temporaire » à Fukushima, le 22 février 2015. Photo : Reuters/Toru Hanai

Des conditions « invivables »
« Les personnes âgées se retrouvent dans un endroit sans communauté, sans voisinage, sans réseau », explique Cécile Asanuma-Brice. Isolées, certaines d’entre elles sont dans un état dépressif profond, voire « poussées au suicide ».

Taux de contamination qui est encore de 30 à 40 fois plus élevé qu’avant la tragédie, absence d’entreprise pouvant aider à réparer les habitations ravagées par la moisissure, présence envahissante de la faune, limitations dans l’alimentation issue de l’agriculture à cause des risques de radiation, paysage transformé… Pour la sociologue, il n’est pas surprenant que seulement 20 % des habitants évacués – ceux qui n’ont pas d’autre option – retourneront à court terme à Iitate.

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