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Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 26 mars 2017

La neuropsychologue Brenda Milner et les secrets de la mémoire

Publié le

Brenda Milner en 1965
Brenda Milner en 1965   Photo : Institut neurologique de Montréal - Université McGill

À travers ses observations de patients et l'administration de nombreux tests, la scientifique canadienne Brenda Milner a offert au monde une meilleure compréhension du fonctionnement de la mémoire, notamment en démontrant la différence entre mémoire procédurale et épisodique. Isabelle Rouleau, neuropsychologue qui a beaucoup étudié ses travaux, retrace le parcours de cette grande dame de science.

« Sa grande contribution, c’est d'avoir mis en évidence les divers systèmes de mémoire », résume-t-elle. Mémoires procédurale – les facultés motrices qu’on apprend avec la pratique – et épisodique – les souvenirs ancrés dans un contexte particulier –, à long terme et à court terme… Ce sont des facultés du cerveau que la Montréalaise a expliquées au cours de sa longue carrière, bien souvent en étudiant le cas d’Henry Molaison.

Une photo d'archives d'Henry Molaison avant l'opération qui l'a rendu amnésique
Henry Molaison avant l'opération qui l'a rendu amnésique Photo : Wikipedia

Un patient bien spécial
Après ses premiers travaux à l’Université McGill, Milner se rend aux États-Unis vers le milieu des années 1950 pour y rencontrer cet amnésique – qui sera connu jusqu’à sa mort en 2008 par ses initiales, HM. À la suite d’une opération au cerveau pour traiter son épilepsie, il perd la capacité à enregistrer de nouveaux souvenirs épisodiques dans sa mémoire à long terme. Pendant plusieurs dizaines d’années, il devient l’un des cas les plus étudiés par Brenda Milner et par plusieurs autres neuropsychologues, raconte Isabelle Rouleau.

Presque centenaire et toujours au boulot
La carrière de Brenda Milner n’est d’ailleurs pas terminée, parce qu’à 98 ans, elle est toujours active dans le milieu. « Qu’est-ce que ça veut dire, la retraite? » disait-elle à la blague à l’animateur Yanick Villedieu lors d’une entrevue en septembre 2016. « [La recherche] me passionne toujours! J’ai encore des étudiants qui travaillent avec moi », ajoutait celle qui estime que la meilleure façon de garder une bonne mémoire, c’est de la faire travailler.

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