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Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 19 février 2017

Archéologie : la biodiversité s’est bien remise de la quatrième extinction

Publié le

Une dent de requin fossilisée trouvée sur le site de Paris, en Idaho
Une dent de requin fossilisée trouvée sur le site de Paris, en Idaho   Photo : Idaho Museum of Natural History and Bear Lake County Road Department

La découverte de fossiles datant du début du Trias – il y a environ 252 millions d'années – est une « fenêtre ouverte » sur cette période géologique méconnue, explique le professeur à l'Université de Bourgogne et paléontologue Arnaud Brayard. Ils nous apprennent entre autres que la biodiversité mondiale est redevenue très forte plus tôt qu'on le pensait après la quatrième extinction, indique-t-il.

Arnaud Brayard fait partie de l’équipe qui a trouvé et étudié ces fossiles déterrés près du village de Paris, en Idaho. À la fin de la période permienne et au début de la triasique, cette région se trouvait beaucoup plus près de l’équateur, sous un climat tropical humide. C’est en faisant des recherches non reliées à ce sujet, dans le nord-ouest des États-Unis, que ses collègues et lui sont tombés par hasard sur ce site archéologique.

La quatrième extinction

La Terre a connu, jusqu’à présent, cinq grandes extinctions. La plus connue est probablement la plus récente, qui a mis fin à l’existence des dinosaures il y a 66 millions d’années, mais la quatrième a été la plus brutale. Elle a duré entre 300 000 et 600 000 ans et a été causée par des éruptions volcaniques qui ont recouvert de lave une zone grande comme la moitié de l’Europe actuelle. 90 % des espèces végétales et animales ont disparu de la face de la Terre.

Une biodiversité « explosive » en quelques centaines de milliers d’années
La théorie acceptée stipulait que la biodiversité est restée faible sur Terre pendant plus de cinq millions d’années après la quatrième extinction. Les sédiments trouvés près de Paris remettent en cause cette idée. Par exemple, révèle le paléontologue, on y a découvert des fossiles de mollusques qu’on ne pensait retrouver que 50 millions d’années plus tard, au début de la période du Jurassique.

Une période « cruciale » de l’histoire
Bien que peu connu du grand public, le Trias est une époque charnière pour la planète. C’est en effet durant cette ère que se « mettent en place les faunes modernes et les écosystèmes » qui nous entourent aujourd’hui, déclare Arnaud Brayard. Les fossiles de Paris sont comme une photographie inédite sur le Trias inférieur, ajoute-t-il.

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