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Marie-Victorin, grand bâtisseur de la science canadienne-française

Les années lumière

Avec Sophie-Andrée Blondin

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

Marie-Victorin, grand bâtisseur de la science canadienne-française

Audio fil du dimanche 19 février 2017
Photo d'archives montrant le frère Marie-Victorin récoltant des plantes en 1928 sur la Grande-Île à la Vache Marine, dans l'archipel de Mingan.

Le frère Marie-Victorin à la Grande-Île à la Vache Marine, dans l'archipel de Mingan, en 1928

Photo : Frère Rolland-Germain

Le frère Marie-Victorin est le premier environnementaliste québécois, selon André Bouchard, ancien conservateur du Jardin botanique de Montréal. Le livre Flore laurentienne, publié par le religieux et botaniste en 1935, est une œuvre révolutionnaire pour l'époque qui commence par une « introduction très belle et écologiste », raconte Luc Brouillet, conservateur de l'Herbier Marie-Victorin.

Plus qu’une simple ode à la nature de la région de la Laurentie, soit la vallée du Saint-Laurent, la Flore de Marie-Victorin se voulait un outil pour l’émancipation du peuple canadien-français. La devise du botaniste, selon Luc Brouillet : « Si l'on veut prendre le contrôle de nos affaires, il faut connaître notre territoire, et la flore en fait partie. » Il voulait informer le public et la communauté scientifique; son ouvrage est donc à la fois complet et très vulgarisé.

L'intérieur du livre « Flore laurentienne » du frère Marie-VictorinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'intérieur du livre « Flore laurentienne » du frère Marie-Victorin

Photo : Frère Marie-Victorin

Une œuvre moderne
Flore laurentienne marque une cassure avec les réalisations similaires du passé. Son originalité principale, c’est d’abord une clé d’identification précise pour chaque espèce de plante ainsi que de courtes descriptions et des notes sur leur emplacement. Le livre contient également de magnifiques illustrations faites par le frère Alexandre, un collègue et collaborateur de longue date du frère Marie-Victorin, explique Luc Brouillet.

Ce dernier ajoute que le projet du botaniste a commencé entre 1910 et 1915, à une époque où il émettait clairement l’idée d’écrire une flore toute nouvelle. Après plus de deux décennies de travail acharné avec plusieurs collaborateurs, il a finalement dévoilé Flore laurentienne en avril 1935 à l’hôtel de la gare Viger, à Montréal, devant « le gratin de la bonne société ».

Avec sa Flore, on peut identifier encore aujourd’hui les plantes courantes du sud du Québec dans leur majorité.

Luc Brouillet

Notoriété déjà acquise
Le frère Marie-Victorin était déjà une figure connue avant la publication de œuvre majeure. Dans les années 1920, il participe à l’essor de la science canadienne-française, notamment en cofondant l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences (ACFAS) en 1923. Il est également un des bâtisseurs du Jardin botanique de Montréal, un des premiers lieux servant à éduquer le public sur la science.

Jusqu’en juin, l’émission Les années lumière présente chaque semaine les moments marquants et les personnages importants de la science au Canada, dans une série spéciale célébrant les 150 ans de la Confédération. Retrouvez l'ensemble des entrevues ici.

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