•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les années lumière

Avec Sophie-Andrée Blondin

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

Le test d’ADN, une découverte accidentelle qui a transformé la police scientifique

Audio fil du dimanche 9 septembre 2018
Un scientifique collecte des éléments de preuve sur une vitre brisée.

De nombreux crimes ont été résolus grâce à la découverte d'Alex Jeffreys.

Photo : getty images/istockphoto / D-Keine

La technique de l'empreinte génétique, aussi appelée test d'ADN, est un pilier de la police scientifique moderne. Elle a été déterminante lors de nombreux procès historiques, au point d'en oublier qu'elle est seulement utilisée depuis les années 80. Le journaliste Renaud Manuguerra-Gagné nous parle de cette technologie, qui a inspiré de nombreux récits policiers.

Une découverte accidentelle
Le principe est découvert par accident en 1984 dans les laboratoires du professeur Alec Jeffreys, un chercheur britannique qui travaille sur l’ADN, à l’Université de Leicester. Au départ, l’équipe de chercheurs s’intéresse à la transmission héréditaire de certaines maladies génétiques. Le 10 septembre 1984, à la fin d’une expérience, les chercheurs découvrent que certaines régions de l’ADN sont uniques à un seul individu.

Infographie montrant un exemple d'empreinte génétique. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Infographie représentant la technique de l'empreinte génétique.

Photo : Getty Images / Pgiam

L’équipe de Jeffreys se rend compte que la moitié de ces séquences vient du père et l’autre moitié vient de la mère, ce qui permet de prouver la filiation. Le premier profilage génétique est réalisé et la découverte mène à la publication d’un article dans la revue Nature, en mars 1985.

Première résolution de crime grâce au test d'ADN
En 1983 et en 1985, deux jeunes filles de 15 ans sont assassinées en Angleterre. Les policiers arrêtent un suspect, mais ce dernier nie avoir commis les crimes. La police est en possession d’échantillons de sperme trouvés sur les lieux du crime. Elle contacte alors Alec Jeffreys pour savoir si sa méthode peut aider les policiers à prouver la culpabilité du suspect.

Le laboratoire se met au travail et démontre que les deux meurtres ont bel et bien été commis par le même suspect. Toutefois, coup de théâtre, l'homme arrêté est innocent.

Les policiers exigent que tous les hommes de la région fournissent un échantillon de sang ou de salive, puis l’histoire fait le tour du monde.

Raffinement de la technique
On utilise maintenant des séquences d’ADN beaucoup plus petites, dont on peut amplifier la quantité en laboratoire, afin de réaliser des tests avec peu de matériel biologique. Avec les années, en plus de trouver des coupables, la méthode a servi à innocenter plusieurs personnes victimes d’erreurs judiciaires.

Précision : Une formulation à la fin de la version radio de cette chronique peut laisser entendre que le site 23andMe a collaboré avec la police pour retrouver le Golden State Killer, ce qui n'est pas le cas.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi