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Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 19 août 2018

Suer ou mourir : tout sur la transpiration

Publié le

Un homme qui transpire est devant un ventilateur.
Difficile à croire, mais la sueur a pour but de nous rafraîchir.   Photo : getty images/istockphoto / Tomwang112

La saison des canicules se prolonge et les occasions de transpirer sont trop fréquentes à votre goût? Il est grand temps de vous réconcilier avec la transpiration afin de comprendre son utilité réelle : votre survie.

Au milieu de la boîte crânienne se situe l’hypothalamus d’Albert, un centre de contrôle ultraperfectionné. En plus de remplir plusieurs fonctions vitales, ce véritable thermostat maintient la température corporelle à environ 37 degrés Celsius.

Au cœur de cette chorégraphie régulatrice, quatre millions de minuscules climatiseurs – les glandes sudoripares – sécrètent notre sueur. Seulement sur la paume d’une main, il peut y en avoir plusieurs dizaines de milliers. Quand la température augmente un peu trop dans le sang ou sur la peau, des récepteurs envoient un message à l’hypothalamus d’Albert. Dès lors, des messagers chimiques se rendent à chacune des glandes sudoripares pour déployer la cavalerie.

Qu’est-ce qui nous rafraîchit, au juste?

Quand la sueur sort des pores de la peau, elle est sous forme liquide. En s’évaporant, elle passe de l’état liquide à l’état gazeux. Pour ce faire, elle utilise la chaleur du corps, et c’est ce qui nous refroidit.

Sans cette évaporation, la température corporelle grimperait et les enzymes nécessaires au bon fonctionnement des cellules se dénatureraient en entraînant une rapide détérioration des organes vitaux… puis la mort.

La faute à l’humidex
Pourquoi a-t-on l’impression de suer davantage lorsque l’humidex monte en flèche? C'est que la sueur s’accumule sur notre peau. Lorsque l’air est humide, la sueur passe plus difficilement de la peau à l’air ambiant. Ainsi, l’eau s’accumule.

Et les odeurs?

Difficile à croire, mais vrai : la sueur ne sent rien. Elle est constituée de substances inodores (notamment de l’eau, à 99 %), en plus de sels minéraux, composés organiques et autres traces de métaux.

L’odeur vient plutôt des bactéries qui foisonnent un peu partout sur le corps et qui sont friandes de composés organiques présents dans la sueur. Disons que ce ne sont pas les bactéries qui sentent mauvais; c’est plutôt le fruit de leur digestion. Certaines de ces bactéries qui nous empestent avec leurs flatulences prolifèrent dans les milieux humides comme les aisselles et produisent des déchets particulièrement nauséabonds.

C’est le cas de la bactérie Bacillus Subtilis – une bactérie qui est tout sauf subtile –, laquelle libère de l’acide isovalérique, un composé qu’on trouve aussi… dans le fromage.

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