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Sophie-Andrée Blondin
Audio fil du dimanche 29 juillet 2018

Science et barbotine : d'où vient le gel du cerveau?

Publié le

Une slush et un cerveau dans un glaçon.
La plupart des chercheurs qui se sont intéressés au « brain freeze » affirment qu'il provient d'une contraction des vaisseaux sanguins de la gorge et du palais. Mais pourquoi a-t-on mal au cerveau?   Photo : iStock

L'été est chaud, la « slush » est froide : un heureux mariage s'annonce. Vous ingurgitez rapidement quelques gorgées sans trop penser à votre débit et, soudainement, une intense douleur à la tête arrive d'un seul coup : c'est le gel du cerveau, aussi appelé céphalée de la crème glacée, ou ganglioneuralgie sphénopalatine. Quelle est la cause de cet inconfort paralysant? Alors qu'une partie du mystère demeure, la science nous apprend qu'il s'agirait d'une illusion...

Une tromperie du cerveau
Une chose est certaine : de la première gorgée de barbotine à la tombée de la douleur, la température du cerveau reste au beau fixe. Ainsi, il s’agit d’une illusion. Rien ne gèle dans la boîte crânienne des buveurs pressés!

De la crème glacée
Cette boule de crème glacée est perçue par votre cerveau comme une menace, grâce à l'alerte envoyée par un regroupement de fibres nerveuses situées en haut du palais. Photo : iStock/iStock

Aussitôt qu'une substance froide entre en contact avec le palais ou l'arrière de la gorge, les nombreux vaisseaux sanguins qui tapissent les environs se contractent. Cependant, le mouvement de contraction cause une perturbation de la circulation sanguine, et le corps réagit en provoquant aussitôt une dilatation des mêmes vaisseaux, pour maintenir un bon afflux.

Pourquoi la tête?
Ce réseau de fibres nerveuses qui alertent le cerveau a de bons contacts avec un gros câble directement branché là-haut : le nerf trijumeau, spécialiste de la transmission de la douleur.

Il est comme ça, notre cerveau : il a le sens du drame.

Marie-Pier Élie, chroniqueuse scientifique aux « Années lumière »

Mais pourquoi ne pas confiner la douleur dans la bouche, sous le palais, là où ça se passe? Parce que notre système nerveux est multitâche, par définition. Parfois, certains problèmes de transmission sont manifestes, et la douleur n’est pas ressentie à l’endroit duquel découle le problème. Un autre exemple du phénomène est le coude qu'on cogne sur un coin de table et qui fait ressentir un picotement dans les doigts.

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