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Don d’organes : comment détermine-t-on la mort cérébrale?

Les années lumière

Avec Sophie-Andrée Blondin

Le dimanche de 12 h 10 à 14 h
(en rediffusion le dimanche suivant à 4 h)

Don d’organes : comment détermine-t-on la mort cérébrale?

Audio fil du dimanche 1 avril 2018
Un chandelle brûle dans le noir.

Environ 2 % des décès se produisent dans un contexte de mort cérébrale, généralement après un accident vasculaire, un traumatisme crânien ou une hémorragie cérébrale.

Photo : getty images/istockphoto / Alfira Poyarkova

Quelle est la frontière entre la vie et la mort? Dans quelles circonstances le personnel médical informe-t-il la famille d'un patient que le don d'organes est maintenant à considérer? Cette semaine, une auditrice nous demande quel est l'événement précis qui détermine le décès, d'un point de vue scientifique. S'ensuit la délicate question à savoir si une personne dans un tel état peut encore souffrir.

Depuis 1968, la mort cérébrale a remplacé l’arrêt cardiovasculaire pour désigner la mort, du point de vue médical. Pour le patient, c’est le moment charnière qui représente la fin des possibles. C’est aussi le début de la route vers le don d’organes.

Il y a une seule sorte de mort : quand le cerveau est mort. Mais comment on y arrive? On y peut y arriver parce que notre cœur arrête, parce qu’on n’arrive plus à respirer et à donner de l’oxygène à notre corps. On peut aussi y arriver parce que notre cerveau a [subi des] dommages.

Jeanne Teitelbaum, professeure agrégée au Département de neurologie et de neurochirurgie de l’Université McGill
Scan : activité cérébrale de cerveaux en différentes conditions.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Activité cérébrale de cerveaux en différentes conditions.

Photo : Nature Publishing Group

Le mourant souffrira-t-il en silence?
La mort cérébrale, lorsque la pulsation cardiaque et la respiration sont artificiellement maintenues alors que le cerveau ne fonctionne plus, représente un moment déchirant pour les proches. Ces derniers sont en présence du corps toujours chaud de la personne décédée, laquelle a plutôt l’air endormie.

Environ 2 % des décès se produisent dans ce contexte, généralement après un accident vasculaire, un traumatisme crânien ou une hémorragie cérébrale.

La neurologue Jeanne Teitelbaum rappelle qu’à ce moment le patient ne peut plus ressentir de douleur, car cette dernière est une fonction du cerveau, qui lui, a terminé sa course de façon irréversible.

Quels sont les critères de la mort cérébrale?
Le personnel soignant s’assure en premier lieu que les symptômes associés à la mort cérébrale ne sont pas produits par une autre condition médicale, comme une forte ingestion de médicaments ou une hypothermie, par exemple.

Après cette évaluation de base, un médecin désigné par l’hôpital mène une évaluation approfondie du patient. L’objectif est de confirmer qu’aucun réflexe ne peut être associé à une forme d’activité cérébrale.

Par une série de tests, le médecin va tenter de provoquer une réaction chez le patient. Par exemple, on verse quelques gouttes d’eau glacée dans ses oreilles pour vérifier l’activité des yeux, on tente de le faire tousser en déplaçant l’appareil d’intubation, on retire le soutien respiratoire pour s’assurer que le patient ne respire plus (le patient en question reçoit encore de l’oxygène à cette étape).

C’est seulement à partir de ce moment que peut s’enclencher le processus de don d’organes. À cette étape, aucune forme de douleur n’est possible.

Invitée :
Jeanne Teitelbaum, professeure agrégée au Département de neurologie et de neurochirurgie de l’Université McGill

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