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Souvenir de la crise du verglas : « Beaucoup de gens sont préparés »

Le réveil / Nouveau-Brunswick

Avec Michel Doucet

Cette émission n'est plus à l'antenne.

Souvenir de la crise du verglas : « Beaucoup de gens sont préparés »

Audio fil du vendredi 22 décembre 2017
Des arbres dans le campus ploient sous le poids du verglas.

Le campus de Shippagan sous le verglas après la tempête de janvier 2017.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

Presque un an après la crise du verglas au Nouveau-Brunswick, un artisan du centre de réchauffement du campus de Shippagan estime que la population de la Péninsule acadienne est mieux préparée à ce genre de difficulté.

Les gens qui ont connu les pannes de courant pendant plusieurs jours à la suite d’une tempête de pluie verglaçante en janvier dernier prennent des précautions cet hiver, souligne Serge Mallet, responsable des systèmes mécaniques et électriques de l’Université de Moncton à Shippagan.

« La première tempête qu’on a eu, ils annonçaient de la neige et plus tard de la pluie, à peu près deux semaines passées, si tu savais combien de gens j’ai vu aller chercher des bidons d’essence... Il y a beaucoup de monde qui ont aussi acheté des génératrices, qui ont fait préparer leur panneau électrique de maison avec un panneau auxiliaire prêt avec un branchement sur une génératrice. Il y a vraiment beaucoup de monde dans la région de Shippagan-les-îles qui sont préparés à ça », explique Serge Mallet.

Au plus fort de la tempête, environ un tiers des abonnés de la société Énergie NB étaient touchés par les pannes. Certains résidents de la Péninsule acadienne ont dû patienter 12 jours avant d'avoir à nouveau du courant.

L’entraide dans l’adversité

Le jour où les pannes ont commencé, Serge Mallet a été au cœur de la décision d'ouvrir les portes du campus aux sinistrés. Le campus avait déjà une génératrice, mais elle n’était pas branchée.

« J’ai appelé mon superviseur, qui est Marc Hébert, je l’ai mis au courant des choses, et je lui ai proposé de brancher la génératrice temporaire si on pouvait trouver le matériel nécessaire pour le faire. Et il a dit : "Va de l’avant, fais tout ce qui est possible" », explique Serge Mallet.

Serge Mallet debout à côté d'une chaudièreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Serge Mallet, responsable des systèmes mécaniques et électriques de l’Université de Moncton à Shippagan, était au coeur de la décision d'ouvrir un centre de réchauffement pour les sinistrés dès le premier jour de la crise du verglas en janvier 2017.

Photo : Gracieuseté de Serge Mallet

Il a fallu aller chercher des pièces à Bathurst pour compléter l’installation du système. Le soir même, vers 22 h, le centre de réchauffement était ouvert. Il a accueilli des étudiants et de nombreux autres résidents de la région.

Le lendemain, précise M. Mallet, le centre avait déjà servi un millier de repas. Une épicerie, des cafétérias scolaires, Énergie NB et d’autres donateurs ont ensuite offert des provisions au centre de réchauffement.

Brian Gallant serre la main d'une dameAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le premier ministre Brian Gallant a visité le centre de réchauffement de Shippagan le 28 janvier 2017 pour rassurer les sinistrés.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

« Les gens se sont beaucoup aidés. Il y a eu de l’implication de tout le monde. C’est sûr que ce ne sont pas des moments faciles, mais j’ai seulement vu de l’entraide entre les communautés. [...] Ç’a été incroyable », affirme Serge Mallet.

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