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Déconfiner ou ne pas déconfiner : telle est la question

Le réveil / Île-du-Prince-Édouard

Avec Denis Duchesne

En semaine de 6 h à 9 h

Déconfiner ou ne pas déconfiner : telle est la question

Rattrapage du jeudi 21 mai 2020
La médecin-hygiéniste en chef de l’Île-du-Prince-Édouard, la Dre Heather Morrison, le 17 mars 2020.

La médecin-hygiéniste en chef de l’Île-du-Prince-Édouard, la Dre Heather Morrison

Photo : Radio-Canada / Julien Lecacheur

Comment les autorités analysent-elles les risques en santé publique pour prendre des décisions durant la pandémie ?

Les discussions autour du déconfinement se divisent entre des clans très distincts : certains réclament la réouverture le plus rapidement possible et d’autres sont inquiets à l’idée de s’exposer au virus.

Les gouvernements doivent donc analyser les risques associés avec les scénarios de déconfinement.

Élyse Caron-Beaudoin, chercheuse postdoctorale à l’École de santé publique de l’Université de Montréal, explique que les statistiques sont fondamentales dans la prise de décision des gouvernements.

Élyse Caron-Beaudoin est dorénavant chercheuse post-doctorale à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Élyse Caron-Beaudoin est dorénavant chercheuse post-doctorale à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Photo : Courtoisie

Bien que les chiffres aident à déterminer les avantages et les désavantages des mesures de déconfinement, les risques associés au confinement prolongé jouent également un rôle important dans ce processus, selon madame Caron-Beaudoin.

On peut penser aux désavantages économiques du confinement, mais aussi aux effets potentiels sur la santé des gens, autant sur la santé mentale que la santé physique.

Élyse Caron-Beaudoin, chercheuse postdoctorale à l’École de santé publique de l’Université de Montréal

 Élyse Caron-Beaudoin rappelle que l’évolution de la pandémie est évaluée par les statistiques tirées du terrain, mais chaque province aurait sa propre façon de comptabiliser les données.

Bien que la marge d’erreur existe, elle considère qu’à ce jour, les autorités en santé publique au Canada mettent sur pied des plans de déconfinement assez conservateurs.

Tout le monde est très prudent et conscient des risques. L’objectif principal est de ne pas surcharger le système de santé et de sauver le plus gros nombre de vies.

Élyse Caron-Beaudoin, chercheuse postdoctorale à l’École de santé publique de l’Université de Montréal

Madame Caron-Beaudoin affirme que pour comprendre l’évolution de la pandémie, l’analyse des données doit aller au-delà des chiffres absolus.

Selon la spécialiste, le pourcentage d’augmentation des cas de contamination représente l’indicateur qui donnerait un meilleur portrait sur la circulation du virus. Lorsque ce chiffre diminue d’une journée à l’autre, c’est un signe que la propagation de la maladie est au ralenti.

D’après l’entrevue de Denis Duchesne

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