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Des spectacles en ligne payants : une réalité pas si lointaine

Le réveil / Île-du-Prince-Édouard

Avec Denis Duchesne

En semaine de 6 h à 9 h

Des spectacles en ligne payants : une réalité pas si lointaine

Rattrapage du mardi 19 mai 2020
Jacques Surette lors de sa performance en direct, à travers la lentille d'un téléphone intelligent.

Jacques Surette, auteur-compositeur-interprète originaire de la Nouvelle-Écosse, lors d'une performance en direct.

Photo : Facebook : Le Grenier musique

Bien que la plupart des spectacles en ligne soient offerts gratuitement, des entreprises commencent à offrir des événements payants sur le web.

Au Québec, le site web de vente de billets Lepointdevente.com, qui diffuse désormais des spectacles payants en ligne, en est un exemple.

Christian Gallant, propriétaire d’une entreprise spécialisée dans l’organisation d’événements à l’Île-du-Prince-Édouard et membre du Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS), affirme que le monde du spectacle vit des transformations profondes.

Selon lui, l’offre de spectacles en ligne payants est un sujet qui commence à animer les discussions chez les distributeurs et les organisateurs d’événements en Atlantique. Néanmoins, M. Gallant ajoute qu’en cas de popularisation de cette façon de faire, le prix des spectacles en ligne devra s’ajuster à la qualité du contenu offert.

Il y a des gens qui paieraient [pour voir des spectacles en ligne], d’autres non. À mon avis, l’expérience n’est pas la même.

Christian Gallant, propriétaire de Triquetra Entertainment et membre du Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS)

Quant à l’aide offerte par les programmes de financement public mis sur pied depuis l’éclosion de la pandémie, l’entrepreneur craint que ces programmes ne soient pas suffisants pour assurer la pérennité des spectacles sur le web.

Le centre communautaire francophone Belle-Alliance à Summerside, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Le centre communautaire francophone Belle-Alliance à Summerside, à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Par ailleurs, M. Gallant souligne que les volets permanents de programmes de financement coordonnés par des acteurs publics, dont Patrimoine canadien, permettrait tout de même aux artistes et aux organisateurs d’événements de développer un auditoire sur le web, ce qui augmenterait leur visibilité sur les réseaux sociaux.

Ils [les organisateurs d’événements] peuvent non seulement divertir leur clientèle primaire, mais ils peuvent montrer au reste de la province et aux autres provinces ce qu’ils peuvent offrir en matière de spectacle.

Christian Gallant, propriétaire de Triquetra Entertainment et membre du Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS)

Bien que certains fonds d’aide soient temporaires, Christian Gallant explique que l’existence de ces derniers est justifiée par le besoin d’offrir aux artistes la possibilité de continuer à obtenir un revenu. À son avis, les spectacles gratuits servent à garder contact avec le public et à offrir au minimum de contenu.

Avec les informations de Gabrielle Drumond

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