•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Imperial Tobacco fustige le gouvernement de l’Î.-P.-É. pour sa nouvelle loi sur le vapotage

Le réveil / Île-du-Prince-Édouard

Avec Denis Duchesne

En semaine de 6 h à 9 h

Imperial Tobacco fustige le gouvernement de l’Î.-P.-É. pour sa nouvelle loi sur le vapotage

Rattrapage du vendredi 24 janvier 2020
Une jeune femme qui fume une cigarette électronique.

L'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard a voté, l'année passée, à l'unanimité pour relever l'âge légal pour fumer du tabac et vapoter de 19 à 21 ans, et interdire la vente de produits du tabac et liquides à vapoter aromatisés.

Photo : Associated Press / Steven Senne

Le plus important cigarettier au Canada accuse le gouvernement insulaire de courber l'échine face à une « campagne de peur » des groupes antitabac.

La province prévoit de relever l’âge légal pour fumer du tabac ou vapoter de 19 à 21 ans. Elle veut aussi interdire les liquides à vapoter aromatisés. L’âge légal pour consommer de l’alcool ou du cannabis demeure toutefois à 19 ans.

En entrevue avec le journaliste François Pierre Dufault, le directeur des affaires générales et réglementaires chez Imperial Tobacco Canada, Éric Gagnon, soutient que l’industrie du vapotage est victime d’une campagne de désinformation.

Il souligne que des groupes antitabac auraient pour objectif de mettre l’industrie du tabac en faillite.

Éric Gagnon critique le fait que certains gouvernements se sont montrés plus sévères par rapport à l’industrie du vapotage qu’aux industries de l’alcool et du cannabis, en ce qui a trait à l’encadrement de la consommation. Il qualifie ces actions comme étant de l’hypocrisie.

Étant donné que ces produits [l’alcool et le cannabis] sont vendus et contrôlés par le gouvernement, ce n’est pas grave que les gens en consomment.

Éric Gagnon, le directeur des affaires générales et réglementaires chez Imperial Tobacco Canada

Selon Éric Gagnon, l’interdiction des produits de vapotage aromatisés pénaliserait principalement les consommateurs adultes. Ces derniers, dit-il, pourraient être tentés de se procurer des produits aromatisés illégaux ou de revenir à la consommation de la cigarette.

Dans un point de vue de santé publique, la stratégie adoptée par l’Île-du-Prince-Édouard est une stratégie très néfaste.

Éric Gagnon, le directeur des affaires générales et réglementaires chez Imperial Tobacco Canada

Imperial Tobacco plaide plutôt pour un meilleur contrôle de la vente en ligne et en magasin des produits du vapotage.

L’entreprise montréalaise, qui fabrique les cigarettes du Maurier, Player’s et Marlboro notamment, s’est aussi lancée dans l’industrie du vapotage en 2018.

Un paquet de cigarettes vide sur une pelouse.

Paquet de cigarettes du Maurier, d'Imperial Tobacco

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

L'automne dernier, l'Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard a voté à l'unanimité pour relever l'âge légal pour fumer du tabac et vapoter de 19 à 21 ans, et interdire la vente de produits du tabac et liquides à vapoter aromatisés.

L'auteur du projet de loi, le député progressiste-conservateur Cory Deagle, pense qu'une loi plus stricte est nécessaire pour endiguer ce qu'il qualifie de véritable « épidémie » de vapotage dans les écoles. Ça va être plus difficile pour des jeunes de 16 ou 17 ans de trouver des personnes de 21 ans pour faire leurs achats, explique-t-il.

Avec les informations de François Pierre Dufault

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi